Séjour Ski de randonnée à Saint Véran (Queyras) du 11 au 18 janvier 2020

Séjour Ski de randonnée à Saint Véran (Queyras) du 11 au 18 janvier 2020

Après la route, nous nous retrouvons en fin d’après-midi à notre gîte-hôtel de la Baïta du Loup au lieu-dit de La Chalp sur la commune de St Véran où nous sommes accueillis par Félicie et François. Le groupe se compose de seize personnes en attendant que deux autres nous rejoignent le dimanche et le lundi. A noter que Benjamin l’organisateur du séjour est absent à cause d’une mauvaise chute de VTT durant les fêtes de Noël.

Dimanche 12 :
Au départ du gîte (1775m), c’est un groupe uni avec un même objectif le pic de Château Renard (2989m) qui au cours de la montée se « disloquera » en plusieurs groupe…

Groupe 1 : Clara, Stec, Humag, Philippe, Régis, Gérald, Yann et Stéphane.
La montée s’effectue dans un bon rythme, ce qui qui sera un peu la cause de la dislocation… Après le sommet, le groupe descend le couloir Nord (40°) pour basculer dans le vallon de Longet et ensuite remonter au col de Longet (2701m) pour rentrer au gîte.
Au final une journée à 1550m de D+ sur 16,5 kms.

Photos du jour du Groupe 1    Trace du jour sur carte IGN   

Groupe 2 : Loulou, Agnès, Michel, Patrice, Jean-Paul, Guy, Yvan et Bernard.
Certains impatients (Guy, Jean Paul, Yvan) ont pris les devants et au lieu de prendre le trajet direct vers St Véran, ont obliqué vers la gauche (Molines). Arrivé au-dessus de St Véran le gros groupe se sépare avec Loulou, Agnès, Michel et Patrice. Nous quittons le groupe Stéphane pour essayer de rejoindre les égarés. Nous retrouvons rapidement Guy et Jean Paul mais Yvan est déjà parti pour rejoindre le premier groupe et n’y parvenant pas, en bon fondeur, il passera le reste de la journée en solitaire.
Le nouveau groupe de six se dirige vers la cime de Combe Grosse (2674m) estimant que 900m de dénivelé positif suffisait pour une mise en jambe.
Casse-croûte au sommet et retour vers la Baïta du Loup en grande partie par les pistes de la station car l’exposition Sud n’est pas très bonne pour le hors-piste.
Course de 900m de D+ réalisée en aller-retour.

Lundi 13 :
Ce lundi pas d’objectif commun pour les deux groupes.

Groupe 1 : Clara, Stec, Humag, Philippe, Régis, Gérald, Yann, Jean et Stéphane.
Nous prenons la voiture pour aller au village Le Roux (1770m) afin de faire la crête de Gardiole (2621m) en boucle. La montée se fait en partie dans la forêt par le versant Ouest. Nous descendons en versant Nord pour atteindre le torrent du col St Martin. C’est tellement bon que nous décidons de remonter pour atteindre à nouveau la crête plus à l’Est (2650m). De là, nous redescendons le même versant Nord pour ensuite rejoindre le village Le Roux en contournant le massif de cette crête.
Une journée à 1300m de D+ sur 13 kms.

Photos du jour du Groupe 1    Trace du jour sur carte IGN

Groupe 2 :
Agnès, Loulou, Michel, Patrice, Guy, Jean Paul et Bernard.

Direction le pic de Château Renard (2989m) depuis le pont de Lariane (2024m) avec une montée agréable dans les mélèzes avant de découvrir au loin le col de Longet (2701m). Col qui sera atteint avec un peu d’avance par Michel, Loulou et Patrice.
Après une petite pose, la troupe entreprend la longue traversée pour rejoindre l’observatoire à 2950m qui sera notre terminus.
Bon apprentissage pour notre nouvelle randonneuse Agnès, quelques conversions, première mise des couteaux, une traversée pénible et presque 1000m de dénivelé.
Casse-croûte à l’abri de l’observatoire car la brise est un peu fraîche.
Puis ce sera le retour au point de départ, d’abord par la longue traversée pour rejoindre le col et enfin attaquer la vrai descente avec une neige assez mixte sur la première partie et enfin un peu plus souple dès qu’on rejoint les Mélèzes.
Belle journée, récompensée par un bon demi, sauna et douche froide pour une bonne récupération.

Mardi 14 :
Groupe 1 : Humag, Philippe, Régis, Gérald, Yann et Stéphane.
Le sommet du jour est l’antécime du Grand Queyras (3090m) depuis le pont de Lariane (2024m).sur la route du col Agnel. Après l’antécime atteinte, nous basculons dans l’autre versant à la côte 3016 pour faire un couloir Nord de 600m à 40° pour atteindre le torrent de Ségure (2300m). Ensuite, nous remontons au col de Ségure (2784m) par le Combal de plate Mouline. Arrivés au col, direction la voiture au pont de Lariane.
Belle course de 1580m de D+ sur 14,5 kms.

Photos du jour du Groupe 1    Trace du jour sur carte IGN

Groupe 2 : Clara, Agnès, Stec, Guy, Michel, Ivan, Jean, Patrice, Bernard et Olivier.
Olivier étant arrivé la veille au soir, il prend la tête de ce groupe.
Départ en face du gîte (1768m) à 9h pour remonter le domaine du ski de fond puis nous nous engageons dans le pré la Chalp jusqu’au Gué  pour traverser le torrent du Curlet.
En fond de vallée, avant d’attaquer la montée Jean Paul craignant la mauvaise neige pour la descente nous abandonne.
Olivier prend les devants et Bernard reste en retrait avec Agnès et Guy.
Ensuite pour chercher des pentes tout juste ensoleillées, nous nous élevons rive gauche au-dessus du torrent.
Les Cabanes du Puy passées, l’itinéraire est évident jusqu’au col des Estronques (2651m) que le groupe d’Olivier atteint sans problème. Pendant ce temps, Bernard n’arrivant pas à trouver le rythme après 600m de montée décide d’arrêter. Guy qui a le groupe en point de mire continue et Agnès reste avec Bernard (merci à elle). Après une bonne pose et un casse-croûte aux cabanes. Les jambes étant un peu revenues, Bernard et Agnès attaquent la descente pour rentrer.
Plus haut dans le groupe d’Olivier, certains renoncent à cause du vent à aller sur la Tête de Jacquette (2757m). Seul trois personnes iront afin de profiter d’un point de vue remarquable sur le Queyras.
A la descente, la neige est changeante. Le groupe d’Olivier se retrouve pour le pique-nique aux cabanes du Puy encore ensoleillées. Ils finissent la descente par des combes à l’ombre où la neige est encore légère avant de rejoindre les pistes de fond.
Retour à 15h au gîte pour un sauna et une sieste.
Très belle courses à quasi 1000m de D+ pour presque tout le monde.

Photos du jour du Groupe 2

Mercredi 15 :
Groupe 1 : Humag, Philippe, Régis, Gérald, Yann, Jean et Stéphane.
Le départ de la course se fait en face du gîte (1764m). Le sommet visé est la Pointe des Marcelettes (2909m) en traversée Est-Ouest. Cela nous amène à passer par le vallon qui mène au pic Cascavelier puis sur l’arête qui mène au sommet. Après le sommet, nous continuons vers l’Ouest afin d’entrer dans le vallon Nord du Châtelard. Belle descente qui nous impose de passer un verrou à la côte 2300. Les plus motivés remettent les peaux au barrage « Caufours » (1946m) pour une « variante » afin de faire Tête de Jacquette (2757m) et redescendre par le vallon Nord-Est du Pis avec une sortie sur la crête de Tancinion à la côte 2300 pour éviter la cascade qui se trouve à la fin du vallon. Au final, bonne descente dans les deux vallons et une mention plus dans la forêt à la bascule de la crête de Tancinion.
Bilan de la journée : 1150m de D+ sur 12,3 kms pour certains et 1980m de D+ sur 19,3 kms pour d’autres.

Photos du jour du Groupe 1    Trace du jour sur carte IGN

Groupe 2 : Clara, Stec, Michel, Ivan, Patrice et Olivier.
Itinéraire ski de rando du pont de Lariane (2024m) à la pointe des Sagnes Longues (3032m).
Nous quittons le gîte de la Baïta du loup à 8h30 avec la seule voiture de Kuku qui contient 6 sièges puisque nous somme 6. Clara nous conduit jusqu’au parking du pont de Lariane au-dessus de Jean Pierre Grosse.
Nous nous équipons auprès d’une meute de chiens de traîneaux qui partiraient bien avec nous.
Nous remontons sur la piste de ski de fond la vallée de l’Aigue Agnelle en direction de l’Italie. Peu avant la bergerie de Tioures, nous traversons l’Aigue pour s’élever rapidement dans la forêt. Sur quelques plaques de neige relevées et dures entre les arbres, Clara ne parvient pas à prendre confiance malgré l’assistance de Michel. Elle s’épuise à chaque pas et ne peut lutter contre la peur de décrocher malgré les couteaux. Apres une demi-heure de lutte épuisante, elle se résigne. Elle rejoindra la voiture sans difficulté bien plus à l’aise à glisser sans peaux. Mais elle reviendra avec nous demain pour effacer cet échec.
Sa décision a été lucide et très sage. Elle l’a prise avant même que je ne lui soumette. C’est le choix difficile entre la décision d’assurer la sortie prévue pour les autres membres du groupe en abandonnant celui qui ne peut continuer tout en veillant à ses capacités de redescendre seul ou accompagné, et la décision de modifier la sortie en s’adaptant au niveau du plus faible.
Michel nous rejoint et nous abordons le vallon de Clausis depuis lequel nous devinons notre itinéraire. Nous décidons en fonction des conditions de neige, pente, exposition, de remonter vers le Queyron. Nous franchissons le col à 2799m où nous faisons une pause pour se préparer à la descente. Nous redescendons vers le Cornivier pour contourner par le sud le Rouchon, magnifique rocher imposant qui s’élève à 2929m. Nous nous installons sur des rochers pour admirer le paysage en mangeant le casse-croûte délicieux préparé par le staff de la Baïta. Nous repeautons pour atteindre en pleine digestion (dur dur) la pointe des Sagnes Longues.
Le temps se couvre et le soleil disparaît. Alors que nous espérions une neige fraîchement conservée, celle-ci est changeante et presque tôlée par le vent.
Il faut s’approcher du bois en redescendant pour trouver ci et là quelques champs de poudre avant de jouer avec les arbres.
De retour sur la piste de ski de fond, nous appelons Clara notre taxi qui viendra nous chercher au parking. Elle s’est fait un footing en remontant la piste de ski de fond !!!
Encore une belle journée, satisfait de la bonne ambiance et cohésion au sein du groupe homogène. Clara est motivée pour venir avec nous le lendemain.

Photos du jour du Groupe 2

Groupe 3 : Agnès, Loulou, Jean-Paul, Guy et Bernard.
Départ de la Baîta, direction le sommet du Bucher (2257m)
Début sur les pistes de ski de fond pour rejoindre le pont des Achins et attaquer la vrai montée dans les mélèzes en suivant un sentier bien tracé. Guy qui a descendu la voiture pour le retour, se trompe de pont et nous rejoindra donc dans la montée.
Après 200m, un petit ruisseau traverse la piste et bien sûr c’est de la glace. Cela impose une belle conversion sur une pente raide et gelée, petite difficulté pour l’apprentissage d’Agnès qui avec un peu d’aide surmontera cette première épreuve.
Nouveau coup de pompe pour Bernard après 400m de montée, il renonce et Loulou l’accompagne.
La randonnée étant facile et bien connue, Jean Paul et Agnès continuent pour rejoindre Guy un peu plus haut. Les trois passent par le magnifique gîte du Clot Henri, rejoignent le col des Prés Fromage, avant d’atteindre le sommet du Bucher pour un magnifique panorama.
Descente entre les mélèzes dans une bonne neige, même très très bonne parfois.
En parallèle, Bernard ayant récupéré, accompagné de Loulou descendent en ligne directe dans de la bonne neige et remettent les peaux sur le plat pour rejoindre l’auberge après la pause casse-croûte.
Petite balade à 500m de D+ mais très plaisante.

Jeudi 16 :
Groupe 1 : Humag, Philippe, Régis, Gérald, Yann, Jean et Stéphane.
Longue journée de 3000 en perspective… Nous prenons la voiture pour aller au pont de Lariane (2024m) d’où nous partons sur la route enneigée du col Agnel. Après 7,5 kms de route nous atteignons le refuge Agnel (2580m) pour bifurquer vers le col Vieux (2806m). Du col, nous prenons la direction de la face Nord du Pain de Sucre (3208m). Sommet initialement prévu mais pas en condition ski en ce moment. L’objectif est donc le Rocca Rossa (3180m), beaucoup plus « skiable » que son voisin et comme lui sur la frontière franco-italienne. Après être passés sous le Pain de Sucre, nous attaquons la pente terminale en ayant auparavant franchis un petit col. Arrivés au sommet, nous pouvons observer le versant italien et surtout être au plus près du Mont Viso (3841m), magnifique « pyramide » italienne du secteur.
Après le sommet, nous descendons côté Est en direction de la brèche de Ruine (2908m) pour aller jusqu’au lac Foréant (2608m). De là, montée en direction du col (2978m) à l’Ouest de celui de l’Eychassier. Là, je propose une petite variante pour aller faire le deuxième 3000 de la journée… 😉 L’équipe étant partante, nous continuons donc avec les peaux en traversée puis attaquer la pente qui nous mène au pic Foréant (3081m).
Du sommet, nous attaquons la descente dans une neige pas trop désagréable qui nous ramène au pont de Lariane.
Belle course qui nous aura fait faire 1675m de D+ sur 21,7 kms.

Photos du jour du Groupe 1    Trace du jour sur carte IGN

Groupe 2 : Clara, Ivan, Patrice et Olivier.
Itinéraire ski de rando du pont sur le Guil (1492m) entre Aiguille et Abriès au col de la Lauze (2593m).
Michel a décidé de rester avec sa femme et Stec après une nuit courte avec les locaux restera au lit pour se reposer. Nous partons donc à quatre en voiture pour rejoindre le pont du départ.
Les arbustes en fond de vallée du Guil sont givrés comme sur une carte postale, magnifique. Quelques photos prises, nous nous préparons, test DVA compris comme à chaque départ de course. Nous remontons vers le sommet dans la forêt de Marassan entre sous-bois bien raides et pistes de ski de fond. Nous suivons les traces de ski à la montée datant déjà de quelques jours mais bien conservées. Cela promet un ski à la descente plus prometteur que les autres jours. Clara comprend les principes d’adhérence des peaux à la montée et prend confiance en elle et son matériel. Nous nous amusons alors à sortir des traces pour s’exercer aux conversions et pas scabreux. Pari gagné, elle a vaincu sa peur de la veille et passe même en tête pour tracer à son rythme. Arrivés au col de la Lauze, nous décidons de redescendre sans faire le tour des crêtes de la Lauze, après 1100m de montée.
Le casse-croûte dégusté, sur les conseils de Stéphane, nous restons sur l’itinéraire de monter pour éviter de redescendre vers Abriès dans un canyon peu commode. La neige est excellente en sous-bois. Nous cherchons des pentes vierges de traces pour tourner entre les arbres et souches… mais nous n’échapperons pas à quelques figures de style, skis à la verticale coincés entre des branches de sapins…
Nous redescendons dans l’axe de La Chapelle des Eygliers, point de repère sur le versant en face qui nous permet de retomber aisément sur le point de départ.
Encore une belle journée de ski de montagne où chacun progresse promettant d’autres sorties dans le Queyras, magnifique spot de ski de rando, et ailleurs…

Photos du jour du Groupe 2


Vendredi 17 :
Groupe 1 : Clara, Stec, Humag, Philippe, Régis et Stéphane.
Dernière journée du séjour. Contrairement aux jours précédents, la météo n’est pas de la partie (couvert avec averses de neige annoncées)  mais cela ne nous empêche pas de faire une sortie. Nous partons pour le village de Ristolas (1640m) afin d’aller faire le pic Ségure (2990m). Nous montons par une piste forestière jusqu’à la côte 2400. Là, nous sortons de la forêt « Grand Bois ». Nous apercevons l’objectif mais nous sentons une chose moins agréable : le vent qui nous cingle le visage. Le coupe-vent est de rigueur… Nous renonçons au sommet initial et nous nous rabattons sur un plus petit sommet beaucoup moins loin… L’antécime du pic de Maloqueste (2680m). Là, nous ne trainons pas pour « dépeauter » et attaquer la descente pour se mettre à l’abri du vent. La neige dans la forêt est encore très bonne même si les dernières chutes dates d’un mois et nous en profitons jusqu’aux derniers virages.
Au final 1040m de D+ sur 9,4 kms. Une sortie suffisante avec les conditions rencontrées…

Photos du jour du Groupe 1    Trace du jour sur carte IGN

Samedi 18 :
Derniers petits déjeuners, chargement des véhicules et retour dans nos foyers.

Pour conclure, on peut dire que c’est un séjour réussi pour plusieurs raisons : très beau temps, bonnes conditions de neige même avec des chutes datant d’un mois, bonne ambiance même si cela est toujours le cas et pour finir merci pour le très bon accueil de Félicie et François ainsi que le personnel qui travaillent avec eux à la Baïta. Et merci à Ben pour la préparation du séjour.
Comme d’habitude, nous y reviendrons. 😉

Olivier et Stéphane