Raid Ski de randonnée en Suisse (Oberland et Mont Rose) du 21 au 27 avril 2018

Raid Ski de randonnée en Suisse (Oberland et Mont Rose) du 21 au 27 avril 2018

Cette année la destination est la Suisse, à la découverte de l’Oberland bernois (secteur réputé de l’Eiger et de la Jungfrau) ainsi que le massif du Mont Rose côté helvétique pour changer du côté italien fait les années précédentes. A cause d’une météo capricieuse, je suis contraint de faire glisser le raid du 21 au 27 avril. Ceci m’oblige aussi à revoir le planning initial du fait des contraintes de réservation au refuge du Mont Rose (souvent complet). Je décide donc de passer la totalité du séjour dans l’Oberland.
Après le désistement de Laurent suite au glissement de la date de départ, nous sommes quatre à partir en Suisse (Gérald, Philippe, Yann et moi).

Samedi 21 avril :
Cette journée est consacrée à l’approche de la Suisse car la route d’une seule traite au départ de Toulouse pour l’Oberland nous aurait obligés à partir très tôt le matin. Nous sommes attendus le soir à Thonon Les Bains par les parents de Yann. Nous arrivons vers 21H00 et nous embrayons par un petit apéro, suivi d’un très bon repas. Merci à la maman de Yann pour la préparation culinaire et au papa pour l’ouverture des bonnes bouteilles ainsi qu’à Gérald qui avait comme à son habitude amené quelque chose (un chili). Sans parler de la charcuterie pour la semaine. 

Dimanche 22 avril :
Nous partons de Thonon vers 8H00 pour rejoindre Grindelwald (1034m), village pour le départ en train, à destination de la gare ferroviaire de la Jungfraujoch, la plus haute d’Europe (3454m). Après un peu moins de trois heures de route, nous arrivons à Grindelwald. Sacs faits, nous achetons notre billet de train pour 2400m d’ascension ferroviaire (160 € l’aller-retour…). Le trajet se passe en deux tronçons, d’abord Grindelwald-Kleine Scheidegg (2061m) en passant au pied du mythique Eiger (3967m) et ensuite changement de train pour faire Kleine Scheidegg-Gare de Jungfraujoch en passant cette fois carrément dans le massif de l’Eiger et de la Mönch (4107m). Le train s’arrête quelques minutes à la halte « touristique » sans issue Eismeer (3159m) afin que les touristes puissent descendre et prendre quelques photos du glacier Ischmeer (versant Sud-Est de l’Eiger). Après 1h10mn de train, nous arrivons à la gare terminus. Nous profitons du secteur pour prendre quelques photos depuis l’observatoire (Sphinx) où nous cassons la croûte. Cet endroit est aussi touristique que l’Aiguille du Midi à Chamonix… Nous sommes pris un peu pour des extra-terrestres par la foule de touristes asiatiques et indiens avec nos accoutrements et matos.
Après 1h30mn passées à la gare, nous chaussons les skis pour monter au refuge Mönchsjoch (3657m), itinéraire tranquille de 190m de montée qui nous prendra 45mn.
Au refuge, nous sommes accueillis par l’assistante du gardien. On verra par la suite que le terme « accueil » ne fait pas parti du logiciel du gardien… Nous réglons la première nuitée et prenons possession de la chambre. Le cadre du refuge est très bien et comme d’habitude après un effort soutenu de montée, nous dégustons le houblon local… 😉
Nous prenons notre repas à 19H00 et après le repas toujours pas de Christian (le gardien) à notre table comme l’assistante me l’avait dit pour discuter de la course du lendemain et de la météo. Comble de ce refuge, aucun bulletin météo n’est affiché…

Photos du jour

Lundi 23 avril :
Après une bonne nuit, nous nous levons pour prendre notre petit déjeuner et faire la connaissance « glaciale » du gardien, comme les thermos que nous avions laissés la veille pour les récupérer remplis de thé normalement chaud pour la journée. J’exagère en disant « glacial », ils étaient tièdes. Autant dire qu’après deux heures à l’extérieur, nous aurions eu de l’Ice Tea… Bref, je me permets de remplir mon bol avec le thé tiède et refaire le plein avec l’eau chaude à disposition pour le petit déjeuner. Et là, le gardien me tombe dessus m’expliquant en suisse allemand (langue que je ne maîtrise pas), que cette eau n’est pas pour les thermos. Chose à laquelle, je lui réponds en anglais que le thé des thermos est presque froid. Ce sera là quasiment notre seule discussion avec cet individu, hormis quelques autres remontrances de sa part du style « Pas les chaussons des chaussures dans la chambre ».
Après cet épisode, nous partons faire la sortie de mise en jambe. Aller jusqu’au point culminant de la crête du Walchergrat (3804m). Cela commence par une descente depuis le refuge sur le glacier Ewigschneefäld jusqu’à la côte 3280m. Là, nous mettons les peaux et direction la crête. La montée n’est pas difficile car la pente est régulière. Après 1h30mn et 520m de dénivelé positif, nous atteignons le but. Quelques photos et nous attaquons la descente. Comme la bonne météo semble se maintenir même si on voit au loin quelques nébulosités, on décide d’aller sur le massif d’en face (Trugberg). Après la descente, nous traversons le glacier et nous attaquons une nouvelle montée à la côté 3280m. Le début de la monté est sous le soleil mais on finit dans le brouillard. A la côté 3740m, nous arrivons au début de l’arête Sud de l’antécime du Trugberg (3880m). Là, comme on n’y voit pas grand-chose, je suis le seul à être motivé pour faire le sommet par l’arête. Au sommet, je n’y vois rien à part dans le prolongement de l’arête le point culminant du Trugberg (3933m). Je rejoins les autres rapidement pour ne pas les faire trop « poireauter ».
La descente ne se fait pas fort heureusement dans le brouillard mais dans le jour blanc, suffisamment de visibilité pour descendre un glacier…
Nous finissons la sortie de mise en jambe par une petite montée de 250m jusqu’au refuge.
Au final, ce sera une bonne première journée : 1380m de dénivelé positif en 6h.
A notre retour, nous prenons quand même une bière même si cela nous en coûte vu la mauvaise hospitalité du gardien. « L’esprit est ardent mais la chair est faible »… 🙂
Comme il nous reste du temps avant le dîner nous faisons un tarot.
Toujours pas de météo donnée par le gardien pour le lendemain. Nous l’obtenons grâce à nos téléphones… On capte le réseau GSM, le WIFI du refuge n’est que pour le gardien… Le temps est prévu beau toute la journée.
Comme l’atmosphère dans ce refuge est déplorable, une idée me trotte dans la tête, revenir sur le programme initial. A savoir passer trois jours dans le secteur du Mont Rose. Avec le téléphone, je regarde sur le site du refuge du Mont Rose s’il y de la place pour deux nuits : oui le 25, complet le 26. Après une discussion en commun, je réserve le 25 et le 26 sur liste d’attente. Une heure après, je reçois un mail du refuge m’informant que c’est OK pour le 26. Super cool !!!

Photos du jour

Mardi 24 avril :
La destination du jour est « l’objectif 4000 » du secteur, le sommet de la Jungfrau (4158m). Le petit déjeuner est plus tôt que la veille car la course est plus technique. Avec satisfaction, nous avons des thermos de thé chaud. Comme quoi la discussion de la veille a porté ses fruits…
Nous quittons le refuge à 6H30 pour descendre sur le glacier du Jungfraufirn. A la côte 3250m, nous mettons les peaux pour attaquer l’ascension par la voie normale. Vers 3450m, la montée en ski ne peut se faire (pente à plus de 30°), on doit mettre les skis sur le dos et monter en crampons. Nous remettons les skis aux pieds vers 3730m pour faire la traversée sous le Rottalhorn (3972m) et atteindre la rimaye sous le Rottalsattel (col à 3885m). Là, nous remettons les crampons et nous nous encordons pour passer la rimaye et commencer la crête terminale du sommet. Il n’est que 10H30 et il fait déjà chaud. La neige en versant Sud-Est se transforme déjà. Je commence à penser qu’on est parti un peu trop tard. Dans la montée de l’arête, on croise un guide suisse francophone qui descend avec son client. On commence à discuter avec lui et il me renseigne sur les conditions de la partie sommitale, une pente de neige à environ 45°. Le guide nous laisse et continue sa descente. J’en déduis qu’à la montée (reste environ 220m d’ascension soit plus d’une heure), ça devrait le faire mais qu’à la descente, cela risque d’être engagé. Je prends donc la décision de renoncer. Même si il y a un peu de frustration, il est parfois plus prudent de faire demi-tour. La côte des 4000 n’aura pas été atteinte, demi-tour à la côte 3940m.
Retour aux skis pour descendre. Nous faisons la descente par la combe Est avec 200m à 40° environ (passage entre deux zones de séracs). Nous finissons la descente juste en dessous de la gare de la Jungfraujoch. Au global, la sortie nous aura fait faire 1000m de dénivelé positif.
A la remise des peaux pour remonter au refuge, on décide de partir du refuge et donc de ne pas rester une nuit de plus comme on l’avait envisagé la veille. D’autant plus que Yann est sujet à des maux de tête quasi permanents, l’altitude très certainement. Nous remontons au refuge pour informer l’assistante du gardien que nous partons et récupérons nos affaires.
Vers 14H00, nous quittons le refuge pour aller prendre le train et redescendre à Grindelwald.
Pour aller à Zermatt et basculer dans la vallée du Rhône, nous empruntons le tunnel ferroviaire du Lötschberg. Nous mettons la voiture sur le train et nous faisons le trajet de 15mn en restant dans le véhicule. Encore une originalité dans nos déplacements.
A Randa, village avant Täsch, nous trouvons en bord de route un hôtel pour passer la nuit. Par chance le couple d’hôteliers est dehors et nous demandons s’ils peuvent nous recevoir. « Pas de problème » avec l’accent italien nous répond le patron alors qu’ils sont fermés. L’accueil de Mauricio et Helena d’origine italienne est aux antipodes de ce que nous avons eu au refuge de Mönchsjoch. En prime, Mauricio nous régale au dîner par sa cuisine originale, accompagnée de deux bons vins italiens et un verre de grappa gentiment offert par la maison en fin de repas… 😉

Photos du jour

Mercredi 25 avril :
Cette journée est consacrée à la montée au refuge du Mont Rose ou Rosashütte (2882m). Comme il est interdit de monter jusqu’à Zermatt avec son véhicule personnel, nous optons pour un taxi dont le tarif est un peu moins cher que le train. Arrivés à Zermatt, nous rejoignons à pied la gare du train du Gornergrat (1605m). La montée jusqu’à la halte de Rotenboden (2815m) coûte 16€. Nous profitons de la montée en train pour faire de belles photos du fameux Matterhorn ou Cervin (4478m). De la halte de Rotenboden, nous descendons en ski le sentier d’été qui mène au glacier du Gornergletscher afin de monter jusqu’au refuge.
Après un peu moins de 3h et 500m de montée positive, on se retrouve au refuge. Super bâtiment qui date de 2009 avec des douches qui fonctionnent pour le plus grand bonheur de Philippe et Gérald.
L’accueil est sympa, à noter, en comparaison de l’autre.

Nous profitons de la fin de l’après-midi pour contempler ce secteur glaciaire européen hors du commun avec des vues sur de nombreux 4000 comme la Pointe Dufour (4634m), le Nordend (4609m), le Liskamm (4479m), Castor (4223m), Pollux (4092m).
Le dîner du soir est servi à 18h30 car pour certains le réveil sera très tôt, à 2H45. On fait partie du lot car l’objectif du lendemain est la Dufourspitze ou Pointe Dufour, plus haut 4000 des Alpes après le Mont Blanc.
Après le repas nous ne tardons pas à aller au lit.

Photos du jour

Jeudi 26 avril :
Comme prévu, le réveil est à 2H45 et c’est quand même un peu difficile de se lever… Après le petit déjeuner, nous nous équipons avec frontale pour attaquer la montée. Nous ne sommes pas les seuls mais ça reste raisonnable, environ une vingtaine. Ce n’est pas la kermesse. Nous partons du refuge à 4H05.
L’ascension est en deux phases, la première partie consiste en ski d’atteindre le col Sattel (4355m) sur l’arête Ouest du sommet. Col que nous atteignons 4h10mn après notre départ. Ensuite on laisse les skis au col pour attaquer l’arête mixte (neige/glace et rochers) jusqu’au sommet. Cette deuxième partie fait moins de 300m de montée sur environ 800m de distance. Seul inconvénient des arêtes, les zones rocheuses pour se croiser entre cordées, on peut perdre beaucoup de temps. Comme le temps est stable, je fais le choix au dernier ressaut (cotation AD) de laisser passer (montée et descente) quelques cordées pour être tranquille au final. Le dernier ressaut franchi, on arrive enfin au sommet. Nous sommes seuls, sauf qu’une cordée de Suisses francophones arrive par l’arête Est, itinéraire mixte plus court mais plus technique depuis le col du Silbersattel (4519m). Pour le retour, nous les laissons passer devant. Nous sommes vraiment les derniers car nous ne croiserons plus personnes. De retour au col Sattel, nous chaussons les skis et direction le refuge. Nous profitons de la descente sous un soleil radieux et faisons quelques pauses pour les photos.
Il est 15H00 quand on arrive au refuge, une belle bambée au final avec 1835m de dénivelé positif en 11h. La bière est bien méritée…

Photos du jour

Vendredi 27 avril :
La dernière journée du raid. J’ai renoncé à aller faire Castor car le programme du jour (sommet, descente à Zermatt et retour à Toulouse), cela serait présomptueux. Je me rabats sur le Kleiner Pollux (3306m), plus simple car au passage sur le trajet retour. Pas un 4000 mais un objectif plus adapté pour un planning chargé.
Nous partons du refuge à 7H15. La première partie est la descente sur le glacier du Gornergletscher jusqu’à la côte 2450m pour se retrouver en bas du glacier du Schwärzegletscher. Là, nous allégeons un peu les sacs au pied d’un gros bloc rocheux pour attaquer la montée. Nous ne sommes pas seuls car un groupe de palois encadré par un guide de St Lary qui était avec nous la veille au refuge nous devance un peu. La pente est régulière et tranquille. Nous faisons les 850m en 1h40mn, un bon rythme. Le sommet est un super belvédère sur les 4000 et glaciers du Mont Rose.
Après 15mn passées au sommet, nous descendons. Une belle descente, neige un peu dure sur le haut mais assez bonne sur le bas.
Les sacs rechargés, nous poursuivons la descente sur le Gornergletscher. Il faut rester attentif et bien observer le relief glaciaire pour ne pas descendre trop bas dans certaines zones car cela pourrait nous obliger à remonter sur plusieurs dizaines mètres. 🙁
Nous quittons le glacier pour entrer dans la zone des deux verrous qui nous ramène après la traversée d’un pont de singe sur une piste de ski de Zermatt. Vu le bon enneigement de cette saison, nous arrivons à descendre en ski jusqu’au plus bas (1650m).
Cette dernière journée nous aura fait faire 970m de dénivelé positif, 2200m de descente et parcourir 25 kms…
Nous finissons à pied pour rejoindre la gare de taxis. Nous en commandons un afin de nous ramener à Randa où l’Espace de Philippe nous attend à l’hôtel de Mauricio et Helena.
Après rangement des affaires et changement de tenu, nous prenons la route pour rentrer au pays.

Photos du jour

Conclusion :
Ce fut un super raid dans l’Oberland bernois avec la vision des 1800 mètres de la face Nord de l’Eiger et l’immensité glaciaire du Mont Rose côté Suisse avec le beau temps en prime sur les six jours. Tout le monde était ravi même si nous n’avons pas pu faire la Jungfrau. L’occasion d’y revenir en essayant d’éviter ce refuge de Mönchsjoch gardé par un type qui n’aime vraisemblablement pas les français. Il sera aussi nécessaire de revenir dans le secteur du Mont Rose car il reste pas mal de 4000 à gravir.
Je tiens à remercier les participants pour leur bonne humeur mais également les féliciter dans leur progression technique car ce raid était plutôt ski-alpinisme que ski de randonnée. Pour Philippe, le pas de Mahomet à l’Aneto est classé « formalité » comparé à l’arête de la Dufourspitze… 😉
L’originalité de ce raid aura été les diverses approches ou transfert ferroviaires que nous avons pu faire. Il y a un nombre impressionnant de lignes de chemins de fer dans ce pays. On ressent bien que les Suisses ont fait le choix d’un important réseau ferroviaire et en prime de qualité…

Stéphane

Sorties Ski de randonnée des 1er et 2 avril 2018

Sorties Ski de randonnée des 1er et 2 avril 2018

Cette traversée St Lary-La Mongie initialement prévue le samedi-dimanche est décalée au dimanche-lundi à cause du mauvais temps du samedi.

Dimanche 1er avril :
Nous quittons Toulouse avec Philippe et Laurent vers 7h00 du matin pour arriver à Espiaube (St Lary) à 8h45. Après achat d’un forfait piéton aux caisses, nous embarquons dans le télécabine du Portet pour nous économiser 600m de montée mais surtout gagner du temps car la journée est longue avec un Iso 0°C assez haut pour la journée.
Arrivés au col de Portet (2214m), nous glissons vers le lac de l’Oule pour mettre les peaux afin d’attaquer réellement la rando. En bout de lac (1830m), nous montons en direction des lacs Inférieur, Milieu et Supérieur. Nous traversons le lac Supérieur (2250m) avec Philippe toujours inquiet lors de traversée de lacs gelés… 🙂 Ensuite, nous montons vers le col de Bastanet (2509m) pour descendre vers le refuge de Campana de Cloutou (2220m). Nous continuons la descente vers le lac de Gréziolles (2110m). Là, j’avais prévu de rejoindre directement La Mongie par la hourquette Médette (2350m) mais vu l’heure et l’exposition, je renonce à passer par là car trop risqué. J’avais envisagé ce risque donc repli sur la « variante », à savoir passer par le Pla de Garet et rejoindre la route D918 à l’épingle à cheveux (1423m).
Heureusement, un accompagnateur raquettes avec un groupe nous propose de nous monter à La Mongie. Merci à lui. Au final, cette rando nous aura fait faire 850m de montée, 1650m de descente sur 19 kms en 6h35mn.
La soirée se passe en compagnie de Fabio, sa compagne, ses enfants et des amis à lui.

Photos de la journée

Lundi 2 avril :
Pour le retour, le réveil est matinal car là, nous n’attendons pas l’ouverture des remontées mécaniques pour nous économiser… 🙂 Nous attaquons la montée par les pistes vers le pic des Quatre Termes à 6h50. Après 2h20mn, nous basculons sur l’autre versant par la brèche (2550m) à droite du pic du Contadé. Là, on descend de 180m avec une traversée vers le Sud pour remettre les peaux et remonter vers la hourquette Nere (2465m). De la hourquette, nous descendons jusqu’aux laquets de Port Bielh (2200m). On remet les peaux pour attaquer une montée sans beaucoup de dénivelé mais longue pour atteindre le lac Supérieur et croiser notre itinéraire de la veille. Nous continuons la montée vers le col de Bastan (2481m). L’effort n’est pas terminé car nous mettons les skis sur le sac pour finir l’ascension par une petite arête vers le sommet du Pichaley (2626m). Au sommet, nous sommes de retour sur le domaine de St Lary. 🙂
Nous faisons la descente avec une longue traversée vers le col de Portet. Un dernier petit raidillon à pieds, skis sur l’épaule pour atteindre le col… et basculer vers Espiaube.
Une bonne rando encore plus longue que la veille car 1890m de montée, 2090m de descente sur quasiment 21 kms et cela en 8h20m. Une bonne journée de « foncier »… Préparation pour le raid alpin à venir… 😉

Photos de la journée

En conclusion, cette traversée est toujours aussi magnifique, sauvage et on ne croise pas grand monde. Juste un petit bémol : la qualité de neige pour les descentes du lundi. Une nuit avec un léger regel qui génère une croûte pas très agréable à skier. 🙁 Les aléas du ski de rando.

Pour finir, on tient à remercier Fabio pour l’accueil et la restauration au gîte de l’ATC.

Stéphane

Séjour Ski alpin et de randonnée à Argentière du 10 au 17 mars 2018

Séjour Ski alpin et de randonnée à Argentière du 10 au 17 mars 2018

Timothée in the White Mountains ! 

 Welcome Timothée et tous les nouveaux participants. Quel succès !!! 111 personnes au total !!!

Retrouvailles bien sympathiques cette année sur le domaine de Chamonix-Mont Blanc que nous avons redécouvert avec le plus grand plaisir : les stations du Brévent, de la Flégère, des Grands Montets, des Houches et de la Balme ont su ravir chacun par leur diversité.

Enfin… découvrir est un bien grand mot… le soleil a été un peu capricieux cette année, nous avons donc pu tester l’efficacité de nos masques trop longtemps restés au placard ! Mais il y a eu deux jours de soleil bien appréciés et la neige… une vraie régalade !

Alors Timothée, c’est bon la peuf ? Tu l’as eu ta 1ère étoile ???

Pluie neige, neige pluie… qu’à cela ne tienne, de petits groupes ont combattu la météo sur les pistes et une armée de sympathiques raquetteuses s’est lancée à la conquête des chemins périlleux bordant l’ATC…

Une petite virée en Suisse a également été orchestrée par Val, la 1ère dame (merci pour les billets de train !).

 Accueil toujours très convivial à l’ATC d’Argentière qui a remporté comme d’habitude un vif succès auprès de nos adhérents. Nous remercions très chaleureusement Eric et sa dynamique équipe, en particulier Médo, le cuisto, qui nous a régalé par ses menus variés et Manu notre prof d’éveil – réveil ! musculaire. Et oui, participation en force du TCMS à ce cours. Les copains de Véronique et Davina ont adoré !

La réunion technique de 18h30 a été comme d’hab’ efficace. Bravo à tous d’avoir joué le jeu avec vos spécialités locales. Une innov’ 2018 : les gobelets apéro floqués TCMS SKI  bien appréciés par tous !

Le débriefing des anecdotes journalières a également été très cocasse cette année :

  • TOP 1 : Marc et son ski fugueur dans le Glacier du Rognon… Oups …
  • TOP 2 : Des petits futés bordelais ont fait du l’Houloucouptère dans la Vallée Blanche… Même pas jaloux !

Pluie de récompenses / remerciements :

  • Félicitations à Stéph pour l’organisation des séjours TCMS Ski Internationaux : Norvège et Japon.
  • Standing Ovation à Bernard pour son remarquable investissement au refuge de Porté Puymorens ; le Trophée de l’Omnisport section ski lui a été remis par Boule à facettes, dit la Boiteuse, assistée de Mario.
  • Remerciements à nos gentils accompagnateurs Ben et Stéph pour avoir amené les skieurs de rando dans des paysages féeriques, comme entre autres, le Hameau des Granges ou la mythique Vallée Blanche (cf leurs comptes rendus ci-dessous).

Et pour clôturer cette sympathique semaine, mention très spéciale pour Marco notre Président pour toute son implication, son soutien et ses animations dans l’ensemble des séjours organisés.

Il ne lui manquait plus que la valise de Linda dé Suza pour contenir tous ses déguisements : La Boiteuse, la Religieuse, Marie Madeleine, Mé Chico, le Père Abraham et Timothée.

 

Un grand merci de nous tous à : Marco !!!

A l’année prochaine…

La XGame Team de Cham’ 2018 – Nat et Yann

 

Comptes rendus des sorties rando à skis et hors-piste :

Sorties de Ben
Lundi 12 mars :
10 participants : Christian, Fabienne, Loulou, Michel, Marie, Hubert, Patrice, Yann, Mathieu, Yvan et Ben.
Nous sommes allés randonner dans la vallée du Bérard au-dessus du Buet, pour aller chercher le chalet de Loriaz.
Une belle rando dans les bois de sapins et de mélèzes, un décor féerique le long du ruisseau et nos hôtes les chamois nous montrant le chemin.
Le moment clé de cette rando fut la traversée du hameau Les Granges, où de sublimes petits chalets en bois étaient littéralement recouverts parfois de plus de 3 mètres de neige sur les toits.
Une météo capricieuse ne nous permettait pas de monter trop haut mais de très belles balades sont toujours possibles en moyenne montagne.

Mercredi 14 mars :
10 participants : Sylvaine, Polly, Anthony, Bruno, Nico, Marc, Laurent, Clément et Ben.
Vallée Blanche par la voie « classique » (par la droite du Gros Rognon) et descente en skis jusqu’à Chamonix en passant par le secteur de la Jorasse.
Enfin une superbe météo nous a permis de descendre la vallée blanche sous un soleil radieux et une neige de cinéma.
Pour six d’entre eux, c’était une première et l’émotion était au rendez-vous. La descente de l’arête de l’Aiguille du Midi, les premiers virages sur le glacier du Géant dans une très bonne neige bien profonde et la descente le long des séracs du Géant leur laisseront un super souvenir.
Cette année était à marquer dans les mémoires aux vus des quantités de neige sur le glacier.
Une grande bière prise à l’arrivée de la gare du Montenvers avec des visages affichant de grands sourires suffisent à décrire cette journée.

Ben

Sorties de Stéph
Mercredi 14 mars :
12 participants : Juliette, Clara, Didier, Guillaume, Mathieu, Nicolas, Olivier, Philippe, Sylvain, Yann, Denis et Stéph.
Cette première journée de beau temps de la semaine est consacrée à un seul objectif, monter à l’Aiguille du Midi pour faire un itinéraire de la « Vallée Blanche ». Seule ombre au tableau : c’est que nous ne sommes pas les seuls à vouloir monter à 3842m… Conséquence de cela : la benne que l’on prendra sera la 64ème de la journée… Une journée un peu « kermesse » avec le monde et l’attente. Bref, nous « décollons » avec la benne à 14h20. Au final, temps de trajet et descente de l’arête de l’Aiguille, nous attaquons la descente skis aux pieds à 16h… Les conditions étant bonnes, direction l’itinéraire de la « Vraie Vallée Blanche », entre le Gros et le Petit Rognon. La poudre est au rendez-vous avec le mauvais temps des derniers jours… Par contre vu l’heure à laquelle on passe, c’est plutôt le champ de fraises que la poudre immaculée. Peu importe, c’est toujours un régal de descendre dans cet endroit. Surtout pour certains où c’est la première fois. Toujours de l’émotion pour la première fois… 🙂
La neige étant suffisante, il n’est pas nécessaire de redescendre à Chamonix par le train du Montenvers. Cela oblige à 150m de remontée, skis sur le sac dans le secteur de la Jorasse. Ce n’est pas un petit effort de plus qui inquiète le groupe de sportifs…
D’autant plus qu’à l’arrivée à Cham, dans l’attente du train du retour pour Argentière, nous nous hydratons de jus de houblon en face de la gare… 😉

Photos de la journée

Jeudi 15 mars :
8 participants : Fabienne, Juliette, Christian, Guillaume, Mathieu, Philippe, Sylvain et Stéph.
Contrairement à la veille, le temps est très moyen (couvert mais pas de pluie) donc je décide de faire une sortie rando dans le secteur de La Balme.
Nous prenons le train pour la Suisse. Nous descendons à Vallorcine et démarrage de la rando de l’autre côté de la gare pour prendre la piste jusqu’au départ du télésiège de Belle Place. De là, nous passons la frontière en suivant approximativement l’itinéraire du Tour du Mont Blanc. Vers la côte 2000, nous prenons la direction du col entre l’Arolette et le sommet de La Croix de Fer. On finit la montée au sommet de l’Arolette (2333m). Nous dépeautons pour descendre vers le télésiège de Belle Place. Nous le prenons pour pouvoir redescendre vers les chalets de Charamillon depuis la Tête de Balme pour casser la croûte à la salle hors sac. Après avoir mangé le pique-nique et bu le café, nous redescendons par la piste au Tour. Attente du bus et retour à Argentière. Une sortie rando sympa de 1100m de dénivelé positif.

Photos de la journée

Vendredi 16 mars :
6 participants : Juliette, Laurent, Mathieu, Yann et Stéph
Les prévisions météo de la veille nous annonçaient du beau temps dès le matin pour ensuite se dégrader dans l’après-midi. Je prévoyais donc une deuxième rando dans le bassin d’Argentière au Col du Tour Noir (3535m) sur le glacier des Améthystes. Au matin, le temps est couvert. Nous tentons quand même l’objectif. Nous prenons le téléphérique des Grands Montets mais la haut le temps est pire (vent, neige et en prime pas de visibilité). Je décide donc de renoncer car faire une rando glaciaire sans visibilité, cela impose encordement obligatoire à la montée et à la descente donc aucun intérêt. Il semblerait que la fenêtre météo est plus tardive que prévu. Changement de programme, on décide d’aller vers l’Aiguille du Midi car on aperçoit au loin vers l’Ouest le ciel bleu. Direction Chamonix à six, pour prendre le téléphérique. Nous arrivons vers 11h30 à la gare de la benne et là pas de monde comme le mercredi. Nous montons à midi vers l’Aiguille. Arrivés au sommet, le soleil prend le dessus sur les nuage. Afin de ne pas faire la même descente que le mercredi, je décide d’aller faire l’Envers du Plan. Descente un peu plus majestueuse car l’itinéraire passe à proximité de séracs. Il est donc recommandé d’être plus attentif. On attaque la descente avec peu de monde et en prime plus personne sur l’itinéraire choisi. Un régal !!! Nous nous arrêtons régulièrement pour prendre des photos. Nous terminons l’Envers du Plan par une pause au refuge du Requin. Nous avons même le privilège de voir décoller l’hélicoptère du PGHM depuis la DZ du refuge. Toujours spectaculaire…
Nous reprenons la descente pour rejoindre la classique vers la Salle à Manger. Le reste de la descente retour se fera comme le mercredi. Une journée pas très bien commencée mais qui sera au final : SUPER !!!

Photos de la journée

Stéph

Sortie Ski de randonnée du 18 février 2018

Sortie Ski de randonnée du 18 février 2018

Une sortie prévue sur deux jours et transformée en un à cause du mauvais temps le samedi.

On se retrouve donc cinq (Hubert, Laurent, Philippe, Patrice et Stéphane) à partir en Bigorre pour faire le pic du Midi le samedi en fin d’après-midi de Toulouse.

Direction le Val d’Arize le dimanche matin. Arrivés sur place, changement de programme à cause de l’absence de neige au départ. Peu motivés pour faire du portage au mois de février… Nous partons donc pour Payolle pour aller faire le pic sans nom (à côté du Coste Ouillère).

Départ sous un soleil radieux depuis le lac (1120m). Deux heures après le départ, le temps change. Nous arrivons au sommet (2560m). Nous ne tardons pas au sommet et descendons avec une visibilité assez faible dans une neige moyenne.

Au final, un secteur toujours sympa même si on aurait préféré un temps plus clément.

Stéphane

Photos de la sortie

Raid Ski de randonnée sur l’île d’Hokkaïdo (Japon) du 29 janvier au 8 février 2018

Raid Ski de randonnée sur l’île d’Hokkaïdo (Japon) du 29 janvier au 8 février 2018

Cette fois la destination lointaine est l’Asie et plus précisément l’île d’Hokkaïdo au Japon. Endroit du globe réputé pour sa peuf… J’organise donc le séjour en contactant un guide japonais dont les coordonnées m’avait été données par un couple de Montpellier rencontré lors du raid du printemps 2016 (refuge de La Femma). Je contacte au mois d’août dernier Yuji Emoto (guide parlant français) pour organiser notre séjour. Le groupe se compose de huit personnes : une fille (Juliette) et sept gars (Jacques, Régis, Gérald, Philippe, Yann, Olivier et moi).

Lundi 29 janvier :
Départ de Toulouse Blagnac à 10h40 pour les occitans afin de rejoindre les deux franciliens à Roissy pour les vols Paris-Osaka et Osaka-Sapporo (14h de vol au total). Premier problème et pas des moindres à notre sortie d’avion à Osaka : nos cinq housses à skis nous ont pas suivi. Première démarche auprès de charmantes hôtesses. Nous arrivons à Sapporo le 30 à 15h30 (combinaison des heures de vol et du décalage horaire de 8h).

Mardi 30 janvier :
Nous arrivons donc en milieu d’après-midi à Sapporo où notre guide nous accueille. Après récupération de nos bagages sans nos cinq housses à skis, on prend possession du véhicule de location avec volant à droite et conduite à gauche…
Yuji nous amène dans le premier hébergement du séjour (quartier Minami Ward à Sapporo) qui nous plonge de suite dans l’atmosphère japonaise avec les chambres et ensuite le repas sans oublier le onsen (bain de sources d’eau chaude). Tout le monde est ravi de ce plongeon.

Photos du jour

Mercredi 31 janvier :
Après une bonne nuit sur un futon traditionnel, nous découvrons le petit déjeuner tout aussi novateur pour nous.
Ensuite nous filons vers Niseko, dans la partie Sud de l’île pour louer des skis. Ce sera notre premier secteur pour skier. Grâce à Yuji, nous louons des skis de rando rapidement, ce qui nous permet de ne pas perdre la première journée. Chose qui ne serait certainement pas arrivée si nous n’avions pas eu de guide. Cette première journée se fait dans le secteur du Mt Niseko Annupuri (1308m) à proximité de notre hébergement (Goshiki Hôtel à Niseko) pour une mise en jambe dans la poudre tant attendue. Il neige et nous ne sommes pas déçus. Trois runs dans 70 cm avec 900m de dénivelé. Déroulé classique de la rando à skis à cette période sur Hokkaïdo, à savoir une succession de montées et de descentes. Après ce premier plaisir nous allons à notre gîte.
Là, nous découvrons un hébergement avec de bonnes chambres et un onsen extérieur déroutant à cause d’une corniche de neige surplombant le bain. Il vaut mieux qu’elle tienne sinon…aie, aie, aie…
Nous dînons comme la veille à la « japonaise ». Ce qui sera le cas tous les soirs de notre séjour.

Photos du jour

Jeudi 1er février :
Bonne nuit avec quand même pour tout le monde les contraintes du décalage horaire avec un réveil prolongé vers les 3-4h du mat pour ensuite se rendormir.
Après un petit déjeuner japonais, on part se faire une rando dans le secteur du gîte sous un soleil radieux en face du Mont Niseko Annupuri. La sortie comptera cinq montées et descentes entre 800m et 1100m pour un dénivelé positif de 1550m dans une excellente poudreuse.
De retour au gîte, on profite à nouveau de l’onsen pour se relaxer après un bel effort.
Le soir, on déguste à nouveau un bon repas.

Photos du jour

Vendredi 2 février :
Comme la journée s’annonce belle, Yuji a prévu de nous amener sur le volcan Yotei (1898m). Volcan non en activité, seulement endormi…
Nous ne serons pas les seuls à vouloir gravir ce volcan car il faut savoir qu’à cette période de l’année il est rare de pouvoir le faire. Nous nous accommodons donc du monde. L’ascension se passe bien, soleil et surtout pas de vent. On arrive au bord du volcan après 3h30 de montée, on n’est pas tout seul. Après une petite pause, on décide de faire une descente de 150 m pour accéder au cratère. Remise des peaux et remontée sur le bord du volcan. Tout le monde est ravi car être au bord d’un volcan même endormi, c’est quelque chose d’original.
 On est tellement bien qu’on passe deux heures au sommet.
On attaque la descente et on met environ une heure pour rejoindre les voitures. Au final, nous aurons fait 1750m positif (descente dans le cratère avec la remontée).
De retour au gîte, traditionnel onsen et repas. Il est vrai qu’à l’endroit où nous logeons, il n’y a pas trop de bar dans les environs pour aller boire une bière après le repas. Cela a un avantage, c’est que le coucher est tôt, même après une partie de « Polignac » (jeu de carte) pour certains.

Photos du jour

Samedi 3 février :
Ce jour, le temps est un peu couvert mais sans problème pour la rando. Autre paramètre, Yuji a prévu une sortie pas trop longue car nous allons changer de secteur. Basculer vers Furano, au Nord. Pour cela, il a réservé un gîte à Otaru en bord de mer, au Nord-Ouest de l’endroit où nous sommes actuellement.
Nous partons pour faire deux runs au sommet Chise Nupuri (1134m). Le départ se fait à 550m. Nous accédons au sommet 1h30m après. Du sommet, nous pouvons observer la mer. Cela nous rappelle les Alpes de Lyngen… 😉
La première descente se fait sur le versant opposé à notre montée. On remet les peaux pour remonter au sommet. On refait une descente sur le même versant car la poudre est bonne comme à son habitude. Après celle-ci on remet les peaux pour rentrer mais en passant côté Ouest du versant du Chise Nupuri. On rentre récupérer nos affaires et direction Otaru.
Sur le chemin vers Otaru, Yuji nous propose de nous arrêter à la distillerie du fameux Whisky Nikka. Ce que nous acceptons volontiers. 😉 Tout le monde déguste, sauf les deux conducteurs, Yuji et moi. Il faut savoir qu’au Japon, le taux d’alcoolémie acceptable est de 0 !!! Donc pas de droit à l’erreur… Je m’en tiendrai au jus de pomme, couleur proche du whisky… 🙂 Après ce petit plaisir d’hydratation, nous reprenons la route pour notre gîte.
Nous arrivons en début de soirée. Nous sommes comme en refuge, regroupés dans une même pièce pour dormir. C’est super, mais la suprême surprise vient au moment du repas car nous allons vraiment déguster un repas « gargantuesque » de produits de la mer. Tout le monde est enchanté.

Photos du jour

Dimanche 4 février :
Le lendemain matin, nous prenons un petit déjeuner garni de produit de la mer. Encore une originalité gastronomique pour nous bien-sûr.
Nous ne tardons pas trop car nous avons environ trois heures de route pour arriver au gîte Kamihoroso dans le secteur de Kamifurano.
Les affaires déposées dans nos chambres, nous partons pour aller faire une sortie à proximité du gîte en direction du Mont Sandanyama (1720m) non loin du Mont Tokachi (2077m), volcan en activité. Les conditions n’étant pas top (mauvais temps avec du vent et une neige dure), nous décidons avec Yuji de renoncer au sommet. De l’endroit où nous dépeautons, nous pouvons observer les fumées jaunâtres (dioxyde de souffre) du Mont Tokachi. Le dénivelé de la sortie sera court car il fera seulement 405m, le moins long du séjour. Une journée de repos en fait…
De retour au gîte, nous ne nous privons pas du bain traditionnel, dans un bassin extérieur avec une superbe vue sur la vallée de Furano.
Le repas du soir de ce gîte sera de la même vaine que ceux fait les jours précédents, très bien et bon.
Le coucher est aussi tôt que les autres car nous sommes tout autant isolés que dans le secteur du gîte de Goshiki. Donc « Polignac » de rigueur et dodo…

Photos du jour

Lundi 5 février :
Ce matin, le temps est nettement meilleur que la veille. Soleil au rendez-vous. La journée commence comme à son habitude par le petit déjeuner. Seule différence avec les précédents, c’est qu’il est mixte. Traditionnel bien-sûr mais il est possible de garnir le plateau de spécialités plus occidentales (pancakes, jambon…). On doit l’avouer, la plupart d’entre nous mixons le plateau… Cette offre est certainement due au fait que ce gîte reçoit de la clientèle européenne et nord-américaine.
Yuji fait le choix de rester aux alentours du gîte sans pour autant viser un haut sommet car les conditions ne s’y prêtent pas (neige soufflée en altitude).
On part de la côte 990m pour monter à 1380m. Là, on dépeaute pour faire la première descente jusqu’à 840m. Ensuite, remontée jusqu’à 1360m avec une légère descente/montée de 150m. A la côte 1360m, on enlève les peaux pour faire la dernière descente vers les voitures. Au final, nous aurons fait une bonne journée à 1060m de dénivelé dans un endroit boisé.
De retour, Yuji nous propose de découvrir un onsen naturel à quelques kilomètres de notre hébergement. Nous acceptons bien-sûr. Nous partons donc en kimono recouvert d’une doudoune et d’un bonnet sur la tête. L’ambiance de cet onsen est fabuleuse car nous sommes en pleine nature entourés de neige avec une petite bière pour nous réhydrater de la rando. 😉
En résumé, une super journée avec un bon dîner comme d’habitude et la partie de Polignac pour certains.

Photos du jour

Mardi 6 février :
Comme les conditions de neige du secteur où on est ne sont pas excellentes, Yuji décide qu’on aille voir ailleurs pour la journée, à 1h30mn de voiture environ. Nous prenons donc la route en direction de Minamifurano.
En arrivant, il neige. De bon augure pour faire de la peuf…
Nous attaquons la montée à 460m d’altitude pour atteindre la côte 1050m. Là, on dépeaute pour faire la première descente dans une peuf excellente sur 380m. Tout le monde a la banane. Cela nous donne envie de refaire un run. Au final, nous en ferons trois de plus. Ce qui fera en tout 1650m de dénivelé, une excellente journée même si le soleil n’est pas présent.
Ce mardi soir est notre dernière soirée traditionnelle nippone, nous profitons donc de notre dernier bain et du dernier repas. 🙂

Photos du jour

Mercredi 7 février :
Comme j’avais prévu, cette dernière journée ne sera pas seulement consacrée au retour vers l’aéroport. Comme notre vol est à 20h, il est possible de se faire une petite journée de ski. Comme nous avions bien apprécié le secteur de la veille et que comble du hasard il se trouve sur notre trajet retour. Nous convenons avec Yuji d’aller se faire un dernier run là-bas. Nous arrivons donc véhicules chargés sur le même parking avec aucune voiture contrairement à la veille alors que cette journée est ensoleillée. Même si nous faisons le même itinéraire, cela ne nous gêne pas car nous savons que nous allons nous régaler. Les traces de la veilles sont effacées… Comme il n’est pas trop envisageable de rater l’avion, nous nous contentons de faire seulement 630m. Cela nous suffira pour profiter une dernière fois de cette super neige jusqu’à la prochaine fois… 😉
De retour aux voitures, nous prenons la direction de l’aéroport de Chitose. Comme il nous reste du temps, Yuji nous amène pour un dernier déjeuner dans un restaurant de sushis.
Après cela, il est temps de nous rendre à l’aéroport pour rendre la voiture de location et préparer notre vol retour.
Nous déchargeons le véhicule de Yuji et nous lui disons au revoir avec une certaine émotion tellement ce séjour s’est bien passé.
Nous nous envolons de Chitose sous la neige, encore un clin d’œil à cette endroit fabuleux de poudre…

Photos du jour

Conclusion :
Je peux dire que ce séjour s’est très bien passé pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, le programme réalisé par notre guide était très bien préparé, très professionnel. Il nous a fait découvrir une petite partie de son pays de la meilleure des façons au travers du choix des lieux traversés ainsi que des hébergements pour les traditions d’accueil, culinaires et vestimentaires. Tout le monde était ravi de découvrir cela.
Autre raison, c’est l’ambiance et l’état d’esprit de tous les participants, guide compris. Toujours dans la joie et la bonne humeur.
Et pour finir, la météo. Nous n’avons eu que trois jours de mauvais temps, ce qui nous a pas empêché de sortir. Avantage de skier dans des endroits boisés en basse altitude.
Même si nous ne sommes pas restés très longtemps et vu peu de chose à l’échelle du Japon, je dirai que ce pays est lointain mais il vaut vraiment la peine d’être découvert.

Toutes les photos du séjour sont consultables : ICI

Stéphane

Séjour Ski alpin et de randonnée à Vallnord (Andorre) du 14 au 19 janvier 2018

Séjour Ski alpin et de randonnée à Vallnord (Andorre) du 14 au 19 janvier 2018

Pour ce séjour, nous étions 63 personnes (que des jeunes 😉 ) réunies à l’hôtel Patagonia à Arinsal pour profiter du domaine Pal-Arinsal et Ordino-Arcalis.

Arrivés en fin d’après-midi du dimanche, tous les convives se sont rapidement rassemblés autour du traditionnel apéritif des retrouvailles et les discussions allaient bon train chacun ayant hâte de chausser les skis tant la météo annoncée pour le lendemain était clémente : Soleil…

Pour la première journée certains de petits jeunes, (Bordeaux/Saintes) ont innové. L’héliportage étant autorisé en Andorre, ils se sont groupés pour profiter de ce plaisir sur le secteur d’Ordino et onze d’entre eux ont pu skier sur de pentes vierges de toutes traces. A voir les sourires sur leurs visages le soir à l’apéro, on est sûr qu’ils ont apprécié. Pour les autres nous avons découvert le sympathique domaine de Pal-Arinsal avec des pistes bien préparées. Les jeunes du groupe ski de randonnée se sont offert un « peu dénivelé » positif et on rejoint les cimes de la Coma Pedrosa.

Mardi soleil : tout le monde a skié sur Pal-Arinsal et les groupes se sont régulièrement croisés au grès des changements de secteurs.

Mercredi : toujours du beau temps mais le vent s’était levé et le début de matinée a été ponctué de nombreux arrêts de télésièges et de télécabines pour certains la journée a été consacrée au shopping à Andorre la Vieille.

Jeudi : toujours du beau temps et pour ceux qui n’avaient pas skié sur Ordino, ce fut l’occasion de découvrir une très agréable petite station logée dans une combe bordée de multiples pentes. Un super domaine pour skier hors-piste avec tous les niveaux possibles et des pentes sur 360° un vrai régal. Quelques-uns d’entre nous sont déjà pressés d’y retourner pour une sortie ski de randonnée.

Vendredi : toujours du beau temps mais c’est la fin du séjour et les départs se succéderont au fil de la journée.

Nous avons donc passé une excellente semaine dans un hôtel avec une très bonne qualité d’hébergement et une météo particulièrement favorable.
Merci à tous.

Marc et Jean-Robert

Quelques photos ICI ou

Sortie Ski de randonnée du 13 janvier 2018

Sortie Ski de randonnée du 13 janvier 2018

Le premier week-end de la saison programmé mais au final on ne fera qu’un jour : le samedi car la météo du dimanche était mauvaise.

On se retrouve à trois seulement car certains du groupe partaient sur le séjour d’une semaine à Vallnord en Andorre. Laurent, Thierry et moi, partons de Toulouse vers 7h00 et nous arrivons au tunnel de Bielsa à 9h00. Chaussage et direction le port de Bielsa (2428m). Après avoir longé les cascades de glace, école de glace toujours bondée… Nous progressons tranquillement, c’est la première sortie de l’année… Nous arrivons au port et nous ne restons pas très longtemps car le vent est assez désagréable. La descente se fait dans une neige qui a été soufflée donc pas des plus fantastiques… Contrairement à Val d’Isère où j’étais un mois auparavant.

De retour à la voiture, nous chargeons et vroum vers la capitale d’Occitanie.

Stéphane

Photos de la sortie

Sortie Calanques Marseille-Cassis du 8 au 11 septembre 2017

Sortie Calanques Marseille-Cassis du 8 au 11 septembre 2017

WE DECOUVERTE DES CALANQUES

Programmé depuis le printemps notre expédition dans les calanques a bien failli être annulée .

Notre G.O, n’ayant pas confiance en la Bonne Mère, craignait fort que le mistral nous interdise l’accès au site.
Mais ma confiance en Saint Bernard étant sans faille le séjour est maintenu.

On a eu chaud mais c’est passé :
Calanques interdites toutes la semaine mais samedi et dimanche l’accès nous est autorisé, puis la Bonne Mère étant fâchée par la branlée de l’OM nous interdit notre programme du lundi, moindre mal, le WE est sauvé.

Un petit aperçu de notre WE :
Vendredi : RDV est donné en fin de journée à tout le groupe à l’Auberge de jeunesse Bonneveine de Marseille, comptant être accueillis par notre GO mais « qué ninè » il arrivera bon dernier et même après le repas (il nous fait croire qu’il travaillait … )
Comme prévu outre notre GO local Stéphiou, sont présents les Castrais Didier, Sandrine, Julie et Bernard, les Bordelaises Cathy et Sylvaine, les jeunes Benoît, Florent , Doriane, les fidèles Agnès et François et les nouveaux Mireille et Francis.
Petit briefing, départ fixé à 8 h, avant d’aller boire un verre en bord de plage.

Samedi : Départ presque à l’heure mais rodéo dans les faubourgs de Marseille, on visite La Cayolle (ça craint !!!), Les Baumettes (ça va, les murs sont hauts !!!). Après quelques aller retour on arrive enfin au point de départ de la journée.
Très rapidement la calanque de Sugiton est atteinte et nous donne un aperçu de ce qui nous attend , c’est scabreux mais les points de vues sont splendides. Première baignade pour certaines et Stéphiou (matage pour d’autres !!!).
Après un point de vue vers la calanque de l’œil de verre et les calanques de Cassis qui sont au programme du lendemain, retour sur nos pas pour rejoindre, après un passage ou la corde a été la bien venue et une arrivée sous l’orage, la calanque de Morgiou. On se met à l’abri dans le bistrot du coin, ce qui nous oblige à prendre l’apéro !!. Ca se calme, on en profite pour aller casser la croûte au bord de la plage et se sécher un peu.
Faux départ, Cathy veut absolument boire le café, fait son petit caprice, saute toute habillée et avec le sac à dos dans la mer. On est obligé de céder et retour au bistrot, heureusement 2ème averse (quel pays !!! et ils nous font croire qu’il n’a pas plu depuis 6 mois).
Deuxième départ, c’est le bon, calanque de la Triperie (impressionnante), puis un long cheminement sur le plateau pour admirer la calanque de Sormiou ou nous irons le soir, après quelques tergiversations de notre GO, et après 1050m de dénivelé positif nous rejoignons les voitures vers 17h30.
Retour à l’Auberge, une bonne bière, une bonne douche et tout le groupe affamé est prêt pour se rendre (en voiture) au restaurant Le Château à la calanque de Sormiou. Ouf la barrière est ouverte, découverte de cette super calanque (centre UCPA) et enfin on se met à table et là UN RÉGAL, du point de vue culinaire notre GO marque un énorme point.
On a pas trouvé la calanque Stéphiou ??? mais le resto nous suffit !!!

Dimanche : Direction Cassis, départ légèrement en retard, certaines jambes sont un peu douloureuses.
On commence à marcher à 9h pour une longue journée, rapide descente vers la calanque de Port Miou aux portes de Cassis puis grand tour de la Pointe Cacau pour rejoindre la calanque de Port Pin, remontée sur le plateau pour profiter de nombreux points de vues sur la Calanque d’En Vaux, la Mèque des calanques, la première merveille du monde dixit notre GO, après une pierreuse descente, pas trop appréciée, nous rejoignons cette merveille, seulement accessible à pied après une longue marche ou en VTT mais il y a foule.
Baignades et pose casse croûte (troublée par un bref bruit mais fort agréable !!!)
La journée n’est pas finie (pas de Cathynade, il y a pas de café !!!). On remet les sacs sur le dos et on grimpe pour redescendre à la calanque de l’Oule, où un seul d’entre nous (Florent) verra l’eau. Nous on a vu un tronc d’arbre au travers d’un trou !!!
Remontée sur le plateau pour de superbes points de vue vers les calanques précédentes jusqu’au cap canaille, bien au delà de Cassis, ainsi que celles de la veille et enfin la calanque du Devenson que nous verrons que du plateau.
La journée à été longue, les 1000m de dénivelé posisitif sont déjà atteints. Et il faut revenir aux voitures, nous décidons de faire deux groupes, un qui revient aux voitures et un qui rejoint un parking en principe plus près !!!
L’accès au parking prévu étant fermé nous arriverons au parking du bord de la route en même temps (quel timing) que les voitures dont les occupants ont eu le temps de s’enfiler une bonne bière… bon plan.
Une belle journée avec 1250m de D+ , plus de 20 km et 8h de marche .
A l’arrivée à l’auberge la bière est fort appréciée et la douche aussi.
Après le repas, les calanques étant fermée le lundi, donc programme allégé, direction le bord de plage pour déguster une bonne glace mais la fatigue se faisant sentir pas d’extra et tous au lit.

Lundi Poly (la locale) vient nous faire un petit coucou et passera la matinée avec nous.
Découverte de la côte vers le vrai départ pédestre des Calanques, Port de pointe Rouge, Port des Goudes, Ile Maire et Calanque de Callelongue (le bout du monde Marseillais).
Casse croûte sur le port de Callelongue.
Après une visite du Port des Goudes et un dernier café ensemble, en voiture ou en train chacun reprend la route du retour.

Merci STEPHIOU, ta région est belle (presque aussi belle que nos Pyrénées). Tu nous a fait découvrir de très jolis coins et ta passion pour ta région.

Quand au Brevet de guide TCMS, (Bien plus difficile à obtenir que celui de la Compagnie des guides de Chamonix) je soumettrai mon rapport au président mais je crains que tu sois obligé de faire une deuxième session et de dégoter un nouveau resto du même calibre.

Allez l’OM

Séjour Multi-activités à Porté Puymorens du 28 juillet au 6 août 2017

Séjour Multi-activités à Porté Puymorens du 28 juillet au 6 août 2017

Du 28 juillet au 6 août, pour la 3ème année consécutive le club proposait un séjour multi activités au refuge de Porté Puymorens.

Le groupe a évolué en permanence de 8 au minimum à 16 au maximum. Au total 23 participants dont 3 moins de 10 ans, 1 de 10 ans et 1 de 13 ans.
Le beau temps a été au rendez vous.

– La journée VIA en Andorre a été remplacée par une journée VIA à Angoustrine (gros bouchon pour se rendre en Espagne).

– Deux groupes ont fait les Tyroliennes de Porté.

– Une journée canyon à Tarascon avec Jérôme (Canyon de Marc au lieu du Vicdessos, Jérôme devant encadrer un groupe l’aprèm).

– Trois sorties VTT.

– Quatre randonnées pédestres + trois petites randos pour les enfants avec une nuit sous la tente au lac de Fond Vive d’où les petits sont revenus enchantés (les papas aussi).

– Une après-midi culturelle avec la visite de centrale solaire de Targasonne.

Comme les deux années précédentes, l’ambiance a été très conviviale. Tout le monde a participé au service et les soirées parfois tardives !!!

A renouveler car certains en redemande.

Semaine Canyon en Sierra de Guara du 12 au 15 juin 2017

Semaine Canyon en Sierra de Guara du 12 au 15 juin 2017

Après le départ de la CAS de Tarbes, nous continuons pour 4 jours de canyon dans une chaleur intense
Les participants : le Steck, Gaby, Alex, Jé, Ben

Nous sommes reçu a la Casa Atuel à Bierge. Cathy la patronne en a fait un endroit superbe et l’on y mangent divinement bien

Sûrement un des meilleurs millésime dans la Sierra de Guara, tous les ingrédients étaient réunis, une petite équipe avec deux débutants super motivés, pratiquement que nous dans les canyons et cela donne une toute autre saveur tel les premiers explorateurs  du rio Vero et pour parfaire le tout, pas l’ombre d’un nuage ni d’un orage de la semaine sous un soleil de plomb.
La seule ombre au tableau est la blessure de Steck sur une mauvaise réception d’un saut qui lui a valu une entorse de la cheville. La semaine était fini pour lui, nous lui souhaitons un bon rétablissement

Je tiens à remercier mes compagnons dans cette aventure. Sans eux les canyons ne seraient pas aussi beaux.

Et maintenant les photos :

Formiga + Gorgonchon

Portiachia + Vero en integral

Peonera