Sorties Ski de randonnée des 23 et 24 février 2019

Sorties Ski de randonnée des 23 et 24 février 2019

La sortie ski de ce week-end est en Bigorre. Les partants sont : Clara, Doriane, Laurent, Olivier, Philippe et moi. Nous nous retrouvons le vendredi soir à Bagnères. Dès notre arrivée vers 20H30, direction le restaurant pour prendre des forces pour le lendemain car la journée devrait être longue…

Samedi 23 février :
Comme évoqué ci-dessus, la sortie s’annonce assez longue car nous devons rejoindre le pic du Midi (2876m), pas avec le téléphérique depuis La Mongie mais depuis Artigues (1260m).
Contrairement à l’année dernière où j’avais annulé cet objectif pour cause de faible enneigement et surtout éviter un portage type « printemps », nous mettons les skis après 40m de marche à pieds. Cool !!!
La montée se passe bien à un bon rythme. Après 4 heures et 30 minutes, nous arrivons au col des Laquets (2637m), dernière halte avant la dernière rampe avant d’atteindre le sommet.
Une demi-heure plus tard, nous mettons les pieds sur l’observatoire, le sommet du pic du Midi.
Nous profitons comme à son habitude du super panorama que nous offre ce belvédère en amont de la chaîne pyrénéenne. Vues sur le luchonais, Néouvielle, Mont Perdu, Gavarnie… 😉
Les conditions sont vraiment printanières pour un mois de février, ce qui a pour conséquence une descente dans de la neige un peu « soupe » dès le départ sur les versants ensoleillés. Par contre dans la coume de Sencours, plus à l’ombre on trouve de la neige beaucoup moins printanière. Moins d’une heure après notre départ du pic, nous nous retrouvons à Artigues.
Toujours aussi belle randonnée (1600m de dénivelé positif sur plus de 17kms aller-retour) avec en prime, peu de monde certainement lié au chassé-croisé du samedi des vacances scolaires.

Photos de la sortie

Dimanche 24 février :
Ce dimanche direction le lac de Payolle (1150m) comme point de départ afin d’aller faire le pic de Monfaucon (2712m). Comme la veille, nous mettons les skis aux voitures. A part, deux personnes nous sommes les seuls en cette heure matinale (7h50). On ne s’en plaint pas…

Nous prenons notre temps car cette rando est encore plus longue que celle de la veille. Après 4 heures, nous sommes contraints de finir la pente terminale (30°) à pieds car la neige est un peu trop dure pour finir skis aux pieds. Nous atteignons le sommet sans problème et comme la veille nous profitons

bien du panorama par ce beau temps. Nous y restons environ une heure pour laisser la pente à 30° se transformer un peu afin d’en profiter au maximum.

Nous attaquons donc la descente dans une neige légèrement dure mais qui va se ramollir plus nous allons descendre. Une belle descente dans une bonne neige de printemps, timing tout de même réussi. 😉
Après 45 minutes, nous rejoignons la civilisation car lorsque nous arrivons à Payolle, beaucoup de vacanciers se promènent autour du lac.
Bonne sortie avec plus de 1500m de dénivelé positif et 21kms aller-retour. Nous ne tardons pas car tout ce monde nous angoisse… 🙂

Photos de la sortie

En conclusion, un super week-end du mois d’avril 🙂 avec ce soleil et ces températures printanières…

Stéphane

Raid Ski de randonnée en Val d’Aran (Espagne) du 18 au 21 février 2019

Raid Ski de randonnée en Val d’Aran (Espagne) du 18 au 21 février 2019

Lundi 18 février :
9h pétante Jacques, Mathilda et Dodo attendent les autres au parking du Pla de Berret à Baqueira pour démarrer quatre très belles journées de ski de rando dans le Val d’Aran, en étoile depuis le refuge de Montgarri (1647m).
Arrivent Olivier et Brice, puis Kuku, Clara, Gégé et Hubert, suivis d’Audrey, Ben, Doudou et Steck.
Treize, ça porte bonheur. Patrice est excusé.
Cinq petits kilomètres de poussage de bâtons nous séparent du refuge, certains peautent, d’autres pas. Tous auront eu chaud. Excepté Doudou le malinou, on suit tous notre guide adoré en profitant de chaque mètre de pente pour prendre un peu d’élan au milieu de ce long plat…. après avoir joliment doublé le trajet on s’aperçoit de la bourde et nous rebroussons chemin en portant les skis… Nous arriverons pile pour l’apéro du midi ; Cerveza y tortilla !!!
14h30 nous parait être une heure propice pour se lancer dans une jolie randonnée de 700m de dénivelé, nous faisons un tour derrière le refuge via un col au Sud du Tuc des Bandolers puis nous descendons dans un canyon agréable à skier pour un rapide retour à la bière. Pile à l’heure pour l’apéro du soir ! C’est une très belle organisation. Nous profitons du spectacle des chiens de traîneau qui passent devant le refuge pour une compétition d’endurance. Nous en profiterons également dans la nuit, boules Quies de rigueur entre deux aboiements. Dortoir pourtant humainement calme, peu de ronfleur… Le TCMS ce n’est plus ce que c’était !!!…

Mardi 19 février :
Après nos 20 kms de la veille on est d’attaque pour une jolie rando menant à nouveau vers le col de la veille mais en y montant par un autre flanc de les trois tucs, pas ceux de l’apéro, mais le Tuc Deth Cap dera Serra, Tuc d’Orla et Tuc de Gurier. Enfin…. pas pour tous. À 200 mètres du sommet Dodo aperçoit une jolie combe bien exposée pour du bon ski et l’objectif très raide et verglacé est donc vite abandonné par cette guide improvisée. Suivie d’Olivier qui nous fera une superbe trace dans la combe, Clara et Brice. Les quatre compères partageront vin rouge, charcuterie, fromage et chocolat au sommet en surveillant Kuku du coin de l’œil dans sa belle face gelée. En effet, les autres ayant pris une autre face feront un autre sommet via une belle arrête en crampons piolet. Kuku décide de remonter tout seul la face verglacée et arrive au sommet, seul…. les autres étant déjà descendus. Ben, dans sa course, a laissé glisser un ski tout seul au fond de la vallée et Steck a choisi une sieste improvisée. Bref, chacun a vécu sa journée indépendamment mais l’organisation est aux petits oignons car le soir tous ont le sourire ! Cerveza pour tout le monde ! Le repas sera comme à son habitude, très copieux et délicieux. Nous aurons droit au Level 2 de Steck racontant son épopée crampon qui restera dans les annales.

Mercredi 20 février :
Fini les petits projets, objectif du jour le Tuc de Barlonguera (2802m) !!! Soit un D+ de 1300m. Dès le départ le groupe se divise, certains n’ayant pas de couteaux devant emprunter d’autres chemins moins verglacés pour finalement abandonner. D’autres, bartassent à en faire tomber un couteau…. heureusement que certains passent derrière. Bref, nous ne citerons aucun nom. Finalement un groupe prend la tête pendant que d’autres tentent de rattraper laborieusement. Après avoir passé un premier col et donné un sacré coup de cul pour rattraper le retard accumulé dans le bartassage Dodo et Kuku s’envoient seul face Nord en espérant retrouver le groupe de tête pendant que Ben s’attaque à la face Sud dans un magnifique solo baigné de lumière, photos à l’appui. On se retrouve pour la majorité au sommet, bien content chacun de ne plus être tout seul pour redescendre… Seul Olivier n’aura pas laissé ses skis au Col ce qui lui permettra de descendre en ski la face sud de ce sommet aérien et d’être le premier à la bière. Une très belle journée ensoleillée, quelques photos et une belle descente plus tard, retour à nos habitudes houblonnées. Ce soir c’est la fameuse côte de bœuf de Montgarri, on allège sur la charcuterie de Gégé avant le repas pour garder de la place mais on double le nombre de magnum de rouge pour accompagner. Un régal !!!

Jeudi 21 février :
Après avoir lourdement chargé la mule Dodo qui raccompagne Doudou et Steck directement aux voitures pour une petite virée shoping, certains partent faire le Tuc de Parros (2731m) pendant que d’autres s’arrêtent à un col intermédiaire après 700m de D+. Rendez-vous donné en fin de journée à Viella pour prendre une bière encore tous ensemble avant de se sevrer en rentrant dans nos pénates respectives. Ce fut un superbe séjour parsemé de soleil, d’apéros, de neige printanière et d’excellents moments de rigolades. Compte rendu évidemment non exhaustif !!!

Photos du raid

Doriane (mandatée pour le CR par Ben, l’accompagnateur en chef du raid 😉 )

Séjour Ski freeride-rando à Monterosa (Italie) du 3 au 9 février 2019

Séjour Ski freeride-rando à Monterosa (Italie) du 3 au 9 février 2019

Cette année, destination l’Italie (Val d’Aoste) dans le secteur du Mont Rose pour du free-rando à majorité free-ride car nous avons utilisé à 80% les remontées mécaniques du domaine MONTEROSA. Le groupe se compose de 10 personnes (Christine, Doriane et Juliette pour les filles – Gérald, Laurent, Olivier, Philippe, Régis, Thierry et moi pour les garçons). Quasiment le même groupe que nous avions l’an dernier pour le Japon.

Dimanche 3 février :
Pour les occitans (Gérald, Laurent, Olivier, Philippe, Régis et moi), nous quittons Toulouse assez tôt (5h30) avec le véhicule « fourgonnette » de Gérald car il y a environ 9h de route pour ne pas arriver trop tard car nous devons prendre une remontée mécanique pour atteindre notre hébergement, le refuge Gabiet (2375m). Christine, Juliette et Thierry partent de leur côté depuis la Haute Savoie. On se rejoint en court de route à Pont Saint Martin, pour rentrer dans la vallée de Gressoney et arriver dans les temps à Staffal (départ de la télécabine). Doriane nous rejoindra le lendemain comme prévu.
Environ une heure après notre arrivée, nous arrivons au refuge qui se trouve à une dizaine de minutes à pied de l’arrivée des « œufs » par la piste de ski . L’accueil est chaleureux et nous prenons possession des trois chambres (deux de 4 et une de 2).
Dès le premier dîner, nous prenons conscience que nous allons bien et beaucoup manger…comme chaque fois dans les refuges italiens.

Lundi 4 février :
Cette journée se borne à découvrir le domaine car la moitié du groupe ne le connait pas. C’est un vaste domaine qui s’étend sur trois vallées (Champoluc, Gressoney et Alagna). Pas de montée en peau de phoque pour aujourd’hui mais utilisation des remontées mécaniques sur Gressoney et Alagna pour accéder aux différents hors-pistes. En prime sous un grand ciel bleu et de la bonne neige. Par chance, il était tombé une vingtaine de centimètres durant les deux jours précédents notre arrivée.
Au final, cette première journée est un régal pour tous et elle se termine par un bon repas.

Mardi 5 février :
La journée est la découverte d’un itinéraire pour descendre sur le village d’Alagna (1200m) mais en passant par l’ancienne arrivée du téléphérique Punta Indren (3260m). Cela nous oblige à faire une petite traversée vers l’ancienne arrivée et ensuite nous basculons dans un grand vallon. La descente est magique car longue et la neige excellente. Elle se termine par un verrou qui nous contraint de déchausser et mettre les skis sur le sac pour attaquer un retour pédestre vers Alagna en passant par deux hameaux. Le retour est un peu long mais il a un avantage, nous étions tous seul. 😉
Nous déjeunons tranquillement à Alagna. Après le repas, nous rentrons dans le secteur de Gressoney pour faire à nouveau quelques beaux hors-pistes.
De retour au refuge, nous retrouvons Doriane.

Photos du jour

Mercredi 6 février :
Même objectif que la veille, atteindre Alagna mais par un autre itinéraire, plus rando car elle commence par une petite montée en peau (340m de D+) pour atteindre le passo Zube (2874m) qui donne accès à un grand vallon. La fin de la descente à ski est un petit peu délicate car elle finit par des barres et des couloirs. La lecture et le choix est assez complexe car il n’y a pas trop de neige. C’est en versant Sud et pour l’époque il manque un peu de neige. J’arrive à trouver le bon passage. Comme la veille, le retour sur Alagna se fait à pied par un sentier dans la forêt. Cela prendra une trentaine de minutes pour atteindre le village. Pour nous remettre de la marche…, nous déjeunons dans un très bon restaurant. Nous ne nous pressons pas trop pour rentrer sur Gabiet car il y a dégustation de bombardino en fin de repas… 😉

Photos du jour

Jeudi 7 février :
N’ayant pas encore mis les pieds dans la troisième vallée (Val d’Ayas), nous décidons d’y aller d’autant plus que la météo du jour est moyenne, plafond couvert en altitude mais pas de jour blanc. Ce secteur est un peu plus « station de ski» car il y a plus de remontées mécaniques que dans les deux vallées d’à côté. Au niveau hors-piste, c’est très bien mais comme il manque un peu de neige, tout n’est pas exploitable comparativement à la fois où nous (Gérald, Philippe et moi) étions venus. Ce n’est pas très grave car la visibilité n’est pas extra. Nous compensons la « frustration » par un très bon repas dans un restaurant d’altitude. Comme la veille, nous prenons notre temps pour déjeuner…

Vendredi 8 février :
Retour du beau temps !!! Objectif du jour le passo Zube-Foric, un canyon-couloir à 45°. Pour cela, nous attaquons comme l’avant-veille par une montée en peau pour passer le col Civera (2945m). Ensuite, descente par une pente à 40°. Bravo à Christine car ce n’est pas trop son terrain de jeu. Nous continuons un peu à descendre car la neige est aussi bonne que la sortie du mercredi (même secteur). Après, le groupe se divise en deux : ceux qui remontent vers le col Zube pour revenir dans la vallée de Gressoney et ceux qui vont faire le canyon. Ce canyon est vraiment à faire car original par sa configuration. Toutefois, il vaut mieux que la neige soit bonne car la pente est assez soutenue. Après le « canale », nous filons au restaurant végétarien Endre, pour le grand bonheur de Gérald… 🙂

Photos du jour

Samedi 9 février :
Dernier jour du séjour. Au programme, une montée de 730 mètres en peau pour rejoindre le passo della Coppa (2916m). L’objectif atteint où nous ne nous attardons pas car il y a un vent à décorner les boeufs, nous faisons demi-tour pour descendre sur Gressoney La Trinité (1600m). Au final, une descente de plus de 1300 mètres, pas mal pour une dernière… 😉
A l’arrivée, nous récupérons notre véhicule que Thierry nous avait approché car avec Christine ils ne nous avaient pas accompagné pour la der. Changement de tenue, chargement de la fourgonnette et route vers nos chaumières respectives.

Photos du jour

En conclusion, ce fut un super séjour avec sans surprise un bon groupe et une bonne ambiance. Tout le monde est ravi de ces six jours passés ensemble. Apéros, parties de Polignac et de tarots égaillant nos soirées… 🙂
Un endroit où nous reviendrons absolument car nous n’avons pas pu tout faire. En plus l’hébergement dans le domaine permet de ne pas se lever trop tôt pour attaquer une journée bien remplie… 😉

Stéphane

Séjour Ski alpin Serre – Chevalier du 12 au 18 janvier 2019

Séjour Ski alpin Serre – Chevalier du 12 au 18 janvier 2019

Le TCMS-Ski à Serre-Chevalier : Royal et Jus de pomme

Arrivés par un samedi nuageux à Saint Chaffrey, nous découvrons notre centre d’hébergement, la Renardière. L’accueil y est agréable et le personnel attentionné. Nous sommes 38 personnes pour ce séjour et des membres du ski club de Plaisance du Touch dont deux Croates se sont joints à nous.

Une fois tout le monde installé dans les chambres, nous nous retrouvons autour du traditionnel apéritif. Le volume sonore augmente mais nous sommes seuls dans le centre  et le bar est à notre disposition pour y déposer toutes nos « provisions » de la semaine.
La journée de dimanche partiellement nuageuse est ponctuée par des rafales de vents occasionnant quelques fermetures localisées du domaine mais l’essentiel des pistes reste tout de même accessible.

Lundi : le temps se lève. Nous découvrons un vaste domaine. Avec un bon enneigement la station se prête bien à la pratique du ski hors-piste mais la faible hauteur de neige nous freine dans notre élan.
Le retour au bas de la station se fait par la Luc Alphand une belle piste noire. La neige est dure sur la fin malgré le travail des dameuses.

Mardi : beau temps. La famille Génépi (le père, la fille, les Luchonnais, Parisien et Breton) part faire du ski de randonnée accompagnée du réalisateur commentateur Nicolas… 🙂 tout c’est très bien passé. Dès leur retour rejoints par les autres membres, la mère et les amis de Rodez Castres Perpignan, ils nous font une Royal’ (message codé 🙂 ) et à 19 heures on a bien rigolé.

Mercredi : beau temps. Mlle KUKU s’éclate sur les pistes (oups c’est à l’envers). Clara s’éclate sur le secteur de CUCUMELLE. 🙂 Une bonne partie du groupe skiera dans ce secteur agréable, on y trouve de petits wallons où le vent a provoqué des amas de neige.
Jeudi le temps se voile un peu et nous offre quelques petites chutes de neige en deuxième partie de journée.

Pour les « connaisseurs » mercredi et jeudi… C’est un coup des agenais.
Le clan des agenais nous offre une classique, ils se risquent sur le bizarre. Subtilisant le tout-venant que le reste du groupe n’avait pas piraté ils en servent quelques rasades à leur collègue (en guise de vin blanc)…Au bout de deux jours nous aussi on goute. C’est pas du brutal mais c’est sûr y a d’la pomme. On connait même deux croates qui en prennent au petit déjeuner. On confirme que de la pomme pas même une goutte d’alcool. 🙂 🙂

Concours de ronflement, on connait encore le vainqueur (chut), il y a des prétendants…

Plus sérieusement on a aimé :
– L’authenticité du village.
– La proximité de l’hébergement par rapport aux remontées.
– L’étendue du domaine même s’il manquait de la neige en dehors des pistes.
– La gentillesse du personnel du centre.
– Les repas variés et cuisinés avec des produits frais.

Jean Robert

Sorties Ski de randonnée des 5 et 6 janvier 2019

Sorties Ski de randonnée des 5 et 6 janvier 2019

Première sortie de la saison prévue dans le secteur du Puymorens. Seul ombre au tableau du moment le manque de neige sur l’ensemble du massif pyrénéen. Malgré ces conditions très moyennes sauf le beau temps qui est annoncé pour les deux jours, nous sommes sept à nous retrouver au refuge du club à Porté le vendredi soir (Hubert, Jean-Paul, Bernard, Philippe, Guy, Laurent et moi).

Samedi 5 janvier :
Lié au faible enneigement, je décide d’aller faire le Puigmal (2910m) assez haut sommet et une pente en face Nord. http://tcms-ski.fr/wp-content/uploads/2019/01/2019-01_Sortie TCMS Porté/Image20_comp.jpgSeul problème du jour, les fortes rafales de vent (environ 70 km/h) qui nous oblige à renoncer au sommet mais plutôt à nous diriger dans la combe qui mène au col (2750m) à côté du Puigmal Petit de Segre. Nous accédons au col à pied en laissant les skis 40m en contre bas. Mais nous ne restons pas longtemps au col à cause des rafales.
Après remise des skis aux pieds, nous attaquons la descente. Comme prévu, ce n’est pas du régal car la neige est béton. Nous nous en accommodons et nous rejoignons le parking pour rentrer au refuge et casser la croûte.
Au final une bonne petite course de reprise avec un peu plus de 700 mètres de dénivelé positif.
Le soir nous faisons un bon repas (foie gras, cassoulet, galette) pour l’anniversaire de Bernard, accompagné bien entendu de bons breuvages… 😉

Photos du jour

Dimanche 6 janvier :
Ce dimanche afin de rester dans le timing pour qu’Hubert et Jean-Paul puissent remonter en TGV sur Paris en fin d’après-midi, il est convenu de faire une des classiques du coin, à savoir le pic de La Mina (2683m) au départ du télésiège de l’Estanyol (1615m) juste à côté du refuge. Nous partons à 9h00 et nous empruntons la piste pas encore ouverte aux skieurs alpins mais enneigée grâce aux canons à neige…
Nous montons tranquillement. Nous arrivons au sommet après 2h40 de montée. Comme la veille le sommet s’atteint à pied. Après quelques prises de vue nous rechaussons les skis pour descendre dans le même type de neige que la veille, à savoir du béton. Les quadriceps tremblent… 🙂
Progression dans le dénivelé par rapport à la veille car cette course nous aura fait faire 1070 mètres de positif.
De retour au refuge, nous cassons la croûte pour ensuite ranger nos affaires et le refuge afin de prendre la route vers Toulouse.

Même si la neige n’était pas excellente, elle nous aura permis tout de même de sortir et en prime sous le soleil. En espérant que pour la prochaine sortie (mi-février), la neige sera tombée en abondance.

Photos du jour

Stéphane

Raid Ski de randonnée en Suisse (Oberland et Mont Rose) du 21 au 27 avril 2018

Raid Ski de randonnée en Suisse (Oberland et Mont Rose) du 21 au 27 avril 2018

Cette année la destination est la Suisse, à la découverte de l’Oberland bernois (secteur réputé de l’Eiger et de la Jungfrau) ainsi que le massif du Mont Rose côté helvétique pour changer du côté italien fait les années précédentes. A cause d’une météo capricieuse, je suis contraint de faire glisser le raid du 21 au 27 avril. Ceci m’oblige aussi à revoir le planning initial du fait des contraintes de réservation au refuge du Mont Rose (souvent complet). Je décide donc de passer la totalité du séjour dans l’Oberland.
Après le désistement de Laurent suite au glissement de la date de départ, nous sommes quatre à partir en Suisse (Gérald, Philippe, Yann et moi).

Samedi 21 avril :
Cette journée est consacrée à l’approche de la Suisse car la route d’une seule traite au départ de Toulouse pour l’Oberland nous aurait obligés à partir très tôt le matin. Nous sommes attendus le soir à Thonon Les Bains par les parents de Yann. Nous arrivons vers 21H00 et nous embrayons par un petit apéro, suivi d’un très bon repas. Merci à la maman de Yann pour la préparation culinaire et au papa pour l’ouverture des bonnes bouteilles ainsi qu’à Gérald qui avait comme à son habitude amené quelque chose (un chili). Sans parler de la charcuterie pour la semaine. 

Dimanche 22 avril :
Nous partons de Thonon vers 8H00 pour rejoindre Grindelwald (1034m), village pour le départ en train, à destination de la gare ferroviaire de la Jungfraujoch, la plus haute d’Europe (3454m). Après un peu moins de trois heures de route, nous arrivons à Grindelwald. Sacs faits, nous achetons notre billet de train pour 2400m d’ascension ferroviaire (160 € l’aller-retour…). Le trajet se passe en deux tronçons, d’abord Grindelwald-Kleine Scheidegg (2061m) en passant au pied du mythique Eiger (3967m) et ensuite changement de train pour faire Kleine Scheidegg-Gare de Jungfraujoch en passant cette fois carrément dans le massif de l’Eiger et de la Mönch (4107m). Le train s’arrête quelques minutes à la halte « touristique » sans issue Eismeer (3159m) afin que les touristes puissent descendre et prendre quelques photos du glacier Ischmeer (versant Sud-Est de l’Eiger). Après 1h10mn de train, nous arrivons à la gare terminus. Nous profitons du secteur pour prendre quelques photos depuis l’observatoire (Sphinx) où nous cassons la croûte. Cet endroit est aussi touristique que l’Aiguille du Midi à Chamonix… Nous sommes pris un peu pour des extra-terrestres par la foule de touristes asiatiques et indiens avec nos accoutrements et matos.
Après 1h30mn passées à la gare, nous chaussons les skis pour monter au refuge Mönchsjoch (3657m), itinéraire tranquille de 190m de montée qui nous prendra 45mn.
Au refuge, nous sommes accueillis par l’assistante du gardien. On verra par la suite que le terme « accueil » ne fait pas parti du logiciel du gardien… Nous réglons la première nuitée et prenons possession de la chambre. Le cadre du refuge est très bien et comme d’habitude après un effort soutenu de montée, nous dégustons le houblon local… 😉
Nous prenons notre repas à 19H00 et après le repas toujours pas de Christian (le gardien) à notre table comme l’assistante me l’avait dit pour discuter de la course du lendemain et de la météo. Comble de ce refuge, aucun bulletin météo n’est affiché…

Photos du jour

Lundi 23 avril :
Après une bonne nuit, nous nous levons pour prendre notre petit déjeuner et faire la connaissance « glaciale » du gardien, comme les thermos que nous avions laissés la veille pour les récupérer remplis de thé normalement chaud pour la journée. J’exagère en disant « glacial », ils étaient tièdes. Autant dire qu’après deux heures à l’extérieur, nous aurions eu de l’Ice Tea… Bref, je me permets de remplir mon bol avec le thé tiède et refaire le plein avec l’eau chaude à disposition pour le petit déjeuner. Et là, le gardien me tombe dessus m’expliquant en suisse allemand (langue que je ne maîtrise pas), que cette eau n’est pas pour les thermos. Chose à laquelle, je lui réponds en anglais que le thé des thermos est presque froid. Ce sera là quasiment notre seule discussion avec cet individu, hormis quelques autres remontrances de sa part du style « Pas les chaussons des chaussures dans la chambre ».
Après cet épisode, nous partons faire la sortie de mise en jambe. Aller jusqu’au point culminant de la crête du Walchergrat (3804m). Cela commence par une descente depuis le refuge sur le glacier Ewigschneefäld jusqu’à la côte 3280m. Là, nous mettons les peaux et direction la crête. La montée n’est pas difficile car la pente est régulière. Après 1h30mn et 520m de dénivelé positif, nous atteignons le but. Quelques photos et nous attaquons la descente. Comme la bonne météo semble se maintenir même si on voit au loin quelques nébulosités, on décide d’aller sur le massif d’en face (Trugberg). Après la descente, nous traversons le glacier et nous attaquons une nouvelle montée à la côté 3280m. Le début de la monté est sous le soleil mais on finit dans le brouillard. A la côté 3740m, nous arrivons au début de l’arête Sud de l’antécime du Trugberg (3880m). Là, comme on n’y voit pas grand-chose, je suis le seul à être motivé pour faire le sommet par l’arête. Au sommet, je n’y vois rien à part dans le prolongement de l’arête le point culminant du Trugberg (3933m). Je rejoins les autres rapidement pour ne pas les faire trop « poireauter ».
La descente ne se fait pas fort heureusement dans le brouillard mais dans le jour blanc, suffisamment de visibilité pour descendre un glacier…
Nous finissons la sortie de mise en jambe par une petite montée de 250m jusqu’au refuge.
Au final, ce sera une bonne première journée : 1380m de dénivelé positif en 6h.
A notre retour, nous prenons quand même une bière même si cela nous en coûte vu la mauvaise hospitalité du gardien. « L’esprit est ardent mais la chair est faible »… 🙂
Comme il nous reste du temps avant le dîner nous faisons un tarot.
Toujours pas de météo donnée par le gardien pour le lendemain. Nous l’obtenons grâce à nos téléphones… On capte le réseau GSM, le WIFI du refuge n’est que pour le gardien… Le temps est prévu beau toute la journée.
Comme l’atmosphère dans ce refuge est déplorable, une idée me trotte dans la tête, revenir sur le programme initial. A savoir passer trois jours dans le secteur du Mont Rose. Avec le téléphone, je regarde sur le site du refuge du Mont Rose s’il y de la place pour deux nuits : oui le 25, complet le 26. Après une discussion en commun, je réserve le 25 et le 26 sur liste d’attente. Une heure après, je reçois un mail du refuge m’informant que c’est OK pour le 26. Super cool !!!

Photos du jour

Mardi 24 avril :
La destination du jour est « l’objectif 4000 » du secteur, le sommet de la Jungfrau (4158m). Le petit déjeuner est plus tôt que la veille car la course est plus technique. Avec satisfaction, nous avons des thermos de thé chaud. Comme quoi la discussion de la veille a porté ses fruits…
Nous quittons le refuge à 6H30 pour descendre sur le glacier du Jungfraufirn. A la côte 3250m, nous mettons les peaux pour attaquer l’ascension par la voie normale. Vers 3450m, la montée en ski ne peut se faire (pente à plus de 30°), on doit mettre les skis sur le dos et monter en crampons. Nous remettons les skis aux pieds vers 3730m pour faire la traversée sous le Rottalhorn (3972m) et atteindre la rimaye sous le Rottalsattel (col à 3885m). Là, nous remettons les crampons et nous nous encordons pour passer la rimaye et commencer la crête terminale du sommet. Il n’est que 10H30 et il fait déjà chaud. La neige en versant Sud-Est se transforme déjà. Je commence à penser qu’on est parti un peu trop tard. Dans la montée de l’arête, on croise un guide suisse francophone qui descend avec son client. On commence à discuter avec lui et il me renseigne sur les conditions de la partie sommitale, une pente de neige à environ 45°. Le guide nous laisse et continue sa descente. J’en déduis qu’à la montée (reste environ 220m d’ascension soit plus d’une heure), ça devrait le faire mais qu’à la descente, cela risque d’être engagé. Je prends donc la décision de renoncer. Même si il y a un peu de frustration, il est parfois plus prudent de faire demi-tour. La côte des 4000 n’aura pas été atteinte, demi-tour à la côte 3940m.
Retour aux skis pour descendre. Nous faisons la descente par la combe Est avec 200m à 40° environ (passage entre deux zones de séracs). Nous finissons la descente juste en dessous de la gare de la Jungfraujoch. Au global, la sortie nous aura fait faire 1000m de dénivelé positif.
A la remise des peaux pour remonter au refuge, on décide de partir du refuge et donc de ne pas rester une nuit de plus comme on l’avait envisagé la veille. D’autant plus que Yann est sujet à des maux de tête quasi permanents, l’altitude très certainement. Nous remontons au refuge pour informer l’assistante du gardien que nous partons et récupérons nos affaires.
Vers 14H00, nous quittons le refuge pour aller prendre le train et redescendre à Grindelwald.
Pour aller à Zermatt et basculer dans la vallée du Rhône, nous empruntons le tunnel ferroviaire du Lötschberg. Nous mettons la voiture sur le train et nous faisons le trajet de 15mn en restant dans le véhicule. Encore une originalité dans nos déplacements.
A Randa, village avant Täsch, nous trouvons en bord de route un hôtel pour passer la nuit. Par chance le couple d’hôteliers est dehors et nous demandons s’ils peuvent nous recevoir. « Pas de problème » avec l’accent italien nous répond le patron alors qu’ils sont fermés. L’accueil de Mauricio et Helena d’origine italienne est aux antipodes de ce que nous avons eu au refuge de Mönchsjoch. En prime, Mauricio nous régale au dîner par sa cuisine originale, accompagnée de deux bons vins italiens et un verre de grappa gentiment offert par la maison en fin de repas… 😉

Photos du jour

Mercredi 25 avril :
Cette journée est consacrée à la montée au refuge du Mont Rose ou Rosashütte (2882m). Comme il est interdit de monter jusqu’à Zermatt avec son véhicule personnel, nous optons pour un taxi dont le tarif est un peu moins cher que le train. Arrivés à Zermatt, nous rejoignons à pied la gare du train du Gornergrat (1605m). La montée jusqu’à la halte de Rotenboden (2815m) coûte 16€. Nous profitons de la montée en train pour faire de belles photos du fameux Matterhorn ou Cervin (4478m). De la halte de Rotenboden, nous descendons en ski le sentier d’été qui mène au glacier du Gornergletscher afin de monter jusqu’au refuge.
Après un peu moins de 3h et 500m de montée positive, on se retrouve au refuge. Super bâtiment qui date de 2009 avec des douches qui fonctionnent pour le plus grand bonheur de Philippe et Gérald.
L’accueil est sympa, à noter, en comparaison de l’autre.

Nous profitons de la fin de l’après-midi pour contempler ce secteur glaciaire européen hors du commun avec des vues sur de nombreux 4000 comme la Pointe Dufour (4634m), le Nordend (4609m), le Liskamm (4479m), Castor (4223m), Pollux (4092m).
Le dîner du soir est servi à 18h30 car pour certains le réveil sera très tôt, à 2H45. On fait partie du lot car l’objectif du lendemain est la Dufourspitze ou Pointe Dufour, plus haut 4000 des Alpes après le Mont Blanc.
Après le repas nous ne tardons pas à aller au lit.

Photos du jour

Jeudi 26 avril :
Comme prévu, le réveil est à 2H45 et c’est quand même un peu difficile de se lever… Après le petit déjeuner, nous nous équipons avec frontale pour attaquer la montée. Nous ne sommes pas les seuls mais ça reste raisonnable, environ une vingtaine. Ce n’est pas la kermesse. Nous partons du refuge à 4H05.
L’ascension est en deux phases, la première partie consiste en ski d’atteindre le col Sattel (4355m) sur l’arête Ouest du sommet. Col que nous atteignons 4h10mn après notre départ. Ensuite on laisse les skis au col pour attaquer l’arête mixte (neige/glace et rochers) jusqu’au sommet. Cette deuxième partie fait moins de 300m de montée sur environ 800m de distance. Seul inconvénient des arêtes, les zones rocheuses pour se croiser entre cordées, on peut perdre beaucoup de temps. Comme le temps est stable, je fais le choix au dernier ressaut (cotation AD) de laisser passer (montée et descente) quelques cordées pour être tranquille au final. Le dernier ressaut franchi, on arrive enfin au sommet. Nous sommes seuls, sauf qu’une cordée de Suisses francophones arrive par l’arête Est, itinéraire mixte plus court mais plus technique depuis le col du Silbersattel (4519m). Pour le retour, nous les laissons passer devant. Nous sommes vraiment les derniers car nous ne croiserons plus personnes. De retour au col Sattel, nous chaussons les skis et direction le refuge. Nous profitons de la descente sous un soleil radieux et faisons quelques pauses pour les photos.
Il est 15H00 quand on arrive au refuge, une belle bambée au final avec 1835m de dénivelé positif en 11h. La bière est bien méritée…

Photos du jour

Vendredi 27 avril :
La dernière journée du raid. J’ai renoncé à aller faire Castor car le programme du jour (sommet, descente à Zermatt et retour à Toulouse), cela serait présomptueux. Je me rabats sur le Kleiner Pollux (3306m), plus simple car au passage sur le trajet retour. Pas un 4000 mais un objectif plus adapté pour un planning chargé.
Nous partons du refuge à 7H15. La première partie est la descente sur le glacier du Gornergletscher jusqu’à la côte 2450m pour se retrouver en bas du glacier du Schwärzegletscher. Là, nous allégeons un peu les sacs au pied d’un gros bloc rocheux pour attaquer la montée. Nous ne sommes pas seuls car un groupe de palois encadré par un guide de St Lary qui était avec nous la veille au refuge nous devance un peu. La pente est régulière et tranquille. Nous faisons les 850m en 1h40mn, un bon rythme. Le sommet est un super belvédère sur les 4000 et glaciers du Mont Rose.
Après 15mn passées au sommet, nous descendons. Une belle descente, neige un peu dure sur le haut mais assez bonne sur le bas.
Les sacs rechargés, nous poursuivons la descente sur le Gornergletscher. Il faut rester attentif et bien observer le relief glaciaire pour ne pas descendre trop bas dans certaines zones car cela pourrait nous obliger à remonter sur plusieurs dizaines mètres. 🙁
Nous quittons le glacier pour entrer dans la zone des deux verrous qui nous ramène après la traversée d’un pont de singe sur une piste de ski de Zermatt. Vu le bon enneigement de cette saison, nous arrivons à descendre en ski jusqu’au plus bas (1650m).
Cette dernière journée nous aura fait faire 970m de dénivelé positif, 2200m de descente et parcourir 25 kms…
Nous finissons à pied pour rejoindre la gare de taxis. Nous en commandons un afin de nous ramener à Randa où l’Espace de Philippe nous attend à l’hôtel de Mauricio et Helena.
Après rangement des affaires et changement de tenu, nous prenons la route pour rentrer au pays.

Photos du jour

Conclusion :
Ce fut un super raid dans l’Oberland bernois avec la vision des 1800 mètres de la face Nord de l’Eiger et l’immensité glaciaire du Mont Rose côté Suisse avec le beau temps en prime sur les six jours. Tout le monde était ravi même si nous n’avons pas pu faire la Jungfrau. L’occasion d’y revenir en essayant d’éviter ce refuge de Mönchsjoch gardé par un type qui n’aime vraisemblablement pas les français. Il sera aussi nécessaire de revenir dans le secteur du Mont Rose car il reste pas mal de 4000 à gravir.
Je tiens à remercier les participants pour leur bonne humeur mais également les féliciter dans leur progression technique car ce raid était plutôt ski-alpinisme que ski de randonnée. Pour Philippe, le pas de Mahomet à l’Aneto est classé « formalité » comparé à l’arête de la Dufourspitze… 😉
L’originalité de ce raid aura été les diverses approches ou transfert ferroviaires que nous avons pu faire. Il y a un nombre impressionnant de lignes de chemins de fer dans ce pays. On ressent bien que les Suisses ont fait le choix d’un important réseau ferroviaire et en prime de qualité…

Stéphane

Sorties Ski de randonnée des 1er et 2 avril 2018

Sorties Ski de randonnée des 1er et 2 avril 2018

Cette traversée St Lary-La Mongie initialement prévue le samedi-dimanche est décalée au dimanche-lundi à cause du mauvais temps du samedi.

Dimanche 1er avril :
Nous quittons Toulouse avec Philippe et Laurent vers 7h00 du matin pour arriver à Espiaube (St Lary) à 8h45. Après achat d’un forfait piéton aux caisses, nous embarquons dans le télécabine du Portet pour nous économiser 600m de montée mais surtout gagner du temps car la journée est longue avec un Iso 0°C assez haut pour la journée.
Arrivés au col de Portet (2214m), nous glissons vers le lac de l’Oule pour mettre les peaux afin d’attaquer réellement la rando. En bout de lac (1830m), nous montons en direction des lacs Inférieur, Milieu et Supérieur. Nous traversons le lac Supérieur (2250m) avec Philippe toujours inquiet lors de traversée de lacs gelés… 🙂 Ensuite, nous montons vers le col de Bastanet (2509m) pour descendre vers le refuge de Campana de Cloutou (2220m). Nous continuons la descente vers le lac de Gréziolles (2110m). Là, j’avais prévu de rejoindre directement La Mongie par la hourquette Médette (2350m) mais vu l’heure et l’exposition, je renonce à passer par là car trop risqué. J’avais envisagé ce risque donc repli sur la « variante », à savoir passer par le Pla de Garet et rejoindre la route D918 à l’épingle à cheveux (1423m).
Heureusement, un accompagnateur raquettes avec un groupe nous propose de nous monter à La Mongie. Merci à lui. Au final, cette rando nous aura fait faire 850m de montée, 1650m de descente sur 19 kms en 6h35mn.
La soirée se passe en compagnie de Fabio, sa compagne, ses enfants et des amis à lui.

Photos de la journée

Lundi 2 avril :
Pour le retour, le réveil est matinal car là, nous n’attendons pas l’ouverture des remontées mécaniques pour nous économiser… 🙂 Nous attaquons la montée par les pistes vers le pic des Quatre Termes à 6h50. Après 2h20mn, nous basculons sur l’autre versant par la brèche (2550m) à droite du pic du Contadé. Là, on descend de 180m avec une traversée vers le Sud pour remettre les peaux et remonter vers la hourquette Nere (2465m). De la hourquette, nous descendons jusqu’aux laquets de Port Bielh (2200m). On remet les peaux pour attaquer une montée sans beaucoup de dénivelé mais longue pour atteindre le lac Supérieur et croiser notre itinéraire de la veille. Nous continuons la montée vers le col de Bastan (2481m). L’effort n’est pas terminé car nous mettons les skis sur le sac pour finir l’ascension par une petite arête vers le sommet du Pichaley (2626m). Au sommet, nous sommes de retour sur le domaine de St Lary. 🙂
Nous faisons la descente avec une longue traversée vers le col de Portet. Un dernier petit raidillon à pieds, skis sur l’épaule pour atteindre le col… et basculer vers Espiaube.
Une bonne rando encore plus longue que la veille car 1890m de montée, 2090m de descente sur quasiment 21 kms et cela en 8h20m. Une bonne journée de « foncier »… Préparation pour le raid alpin à venir… 😉

Photos de la journée

En conclusion, cette traversée est toujours aussi magnifique, sauvage et on ne croise pas grand monde. Juste un petit bémol : la qualité de neige pour les descentes du lundi. Une nuit avec un léger regel qui génère une croûte pas très agréable à skier. 🙁 Les aléas du ski de rando.

Pour finir, on tient à remercier Fabio pour l’accueil et la restauration au gîte de l’ATC.

Stéphane

Séjour Ski alpin et de randonnée à Argentière du 10 au 17 mars 2018

Séjour Ski alpin et de randonnée à Argentière du 10 au 17 mars 2018

Timothée in the White Mountains ! 

 Welcome Timothée et tous les nouveaux participants. Quel succès !!! 111 personnes au total !!!

Retrouvailles bien sympathiques cette année sur le domaine de Chamonix-Mont Blanc que nous avons redécouvert avec le plus grand plaisir : les stations du Brévent, de la Flégère, des Grands Montets, des Houches et de la Balme ont su ravir chacun par leur diversité.

Enfin… découvrir est un bien grand mot… le soleil a été un peu capricieux cette année, nous avons donc pu tester l’efficacité de nos masques trop longtemps restés au placard ! Mais il y a eu deux jours de soleil bien appréciés et la neige… une vraie régalade !

Alors Timothée, c’est bon la peuf ? Tu l’as eu ta 1ère étoile ???

Pluie neige, neige pluie… qu’à cela ne tienne, de petits groupes ont combattu la météo sur les pistes et une armée de sympathiques raquetteuses s’est lancée à la conquête des chemins périlleux bordant l’ATC…

Une petite virée en Suisse a également été orchestrée par Val, la 1ère dame (merci pour les billets de train !).

 Accueil toujours très convivial à l’ATC d’Argentière qui a remporté comme d’habitude un vif succès auprès de nos adhérents. Nous remercions très chaleureusement Eric et sa dynamique équipe, en particulier Médo, le cuisto, qui nous a régalé par ses menus variés et Manu notre prof d’éveil – réveil ! musculaire. Et oui, participation en force du TCMS à ce cours. Les copains de Véronique et Davina ont adoré !

La réunion technique de 18h30 a été comme d’hab’ efficace. Bravo à tous d’avoir joué le jeu avec vos spécialités locales. Une innov’ 2018 : les gobelets apéro floqués TCMS SKI  bien appréciés par tous !

Le débriefing des anecdotes journalières a également été très cocasse cette année :

  • TOP 1 : Marc et son ski fugueur dans le Glacier du Rognon… Oups …
  • TOP 2 : Des petits futés bordelais ont fait du l’Houloucouptère dans la Vallée Blanche… Même pas jaloux !

Pluie de récompenses / remerciements :

  • Félicitations à Stéph pour l’organisation des séjours TCMS Ski Internationaux : Norvège et Japon.
  • Standing Ovation à Bernard pour son remarquable investissement au refuge de Porté Puymorens ; le Trophée de l’Omnisport section ski lui a été remis par Boule à facettes, dit la Boiteuse, assistée de Mario.
  • Remerciements à nos gentils accompagnateurs Ben et Stéph pour avoir amené les skieurs de rando dans des paysages féeriques, comme entre autres, le Hameau des Granges ou la mythique Vallée Blanche (cf leurs comptes rendus ci-dessous).

Et pour clôturer cette sympathique semaine, mention très spéciale pour Marco notre Président pour toute son implication, son soutien et ses animations dans l’ensemble des séjours organisés.

Il ne lui manquait plus que la valise de Linda dé Suza pour contenir tous ses déguisements : La Boiteuse, la Religieuse, Marie Madeleine, Mé Chico, le Père Abraham et Timothée.

 

Un grand merci de nous tous à : Marco !!!

A l’année prochaine…

La XGame Team de Cham’ 2018 – Nat et Yann

 

Comptes rendus des sorties rando à skis et hors-piste :

Sorties de Ben
Lundi 12 mars :
10 participants : Christian, Fabienne, Loulou, Michel, Marie, Hubert, Patrice, Yann, Mathieu, Yvan et Ben.
Nous sommes allés randonner dans la vallée du Bérard au-dessus du Buet, pour aller chercher le chalet de Loriaz.
Une belle rando dans les bois de sapins et de mélèzes, un décor féerique le long du ruisseau et nos hôtes les chamois nous montrant le chemin.
Le moment clé de cette rando fut la traversée du hameau Les Granges, où de sublimes petits chalets en bois étaient littéralement recouverts parfois de plus de 3 mètres de neige sur les toits.
Une météo capricieuse ne nous permettait pas de monter trop haut mais de très belles balades sont toujours possibles en moyenne montagne.

Mercredi 14 mars :
10 participants : Sylvaine, Polly, Anthony, Bruno, Nico, Marc, Laurent, Clément et Ben.
Vallée Blanche par la voie « classique » (par la droite du Gros Rognon) et descente en skis jusqu’à Chamonix en passant par le secteur de la Jorasse.
Enfin une superbe météo nous a permis de descendre la vallée blanche sous un soleil radieux et une neige de cinéma.
Pour six d’entre eux, c’était une première et l’émotion était au rendez-vous. La descente de l’arête de l’Aiguille du Midi, les premiers virages sur le glacier du Géant dans une très bonne neige bien profonde et la descente le long des séracs du Géant leur laisseront un super souvenir.
Cette année était à marquer dans les mémoires aux vus des quantités de neige sur le glacier.
Une grande bière prise à l’arrivée de la gare du Montenvers avec des visages affichant de grands sourires suffisent à décrire cette journée.

Ben

Sorties de Stéph
Mercredi 14 mars :
12 participants : Juliette, Clara, Didier, Guillaume, Mathieu, Nicolas, Olivier, Philippe, Sylvain, Yann, Denis et Stéph.
Cette première journée de beau temps de la semaine est consacrée à un seul objectif, monter à l’Aiguille du Midi pour faire un itinéraire de la « Vallée Blanche ». Seule ombre au tableau : c’est que nous ne sommes pas les seuls à vouloir monter à 3842m… Conséquence de cela : la benne que l’on prendra sera la 64ème de la journée… Une journée un peu « kermesse » avec le monde et l’attente. Bref, nous « décollons » avec la benne à 14h20. Au final, temps de trajet et descente de l’arête de l’Aiguille, nous attaquons la descente skis aux pieds à 16h… Les conditions étant bonnes, direction l’itinéraire de la « Vraie Vallée Blanche », entre le Gros et le Petit Rognon. La poudre est au rendez-vous avec le mauvais temps des derniers jours… Par contre vu l’heure à laquelle on passe, c’est plutôt le champ de fraises que la poudre immaculée. Peu importe, c’est toujours un régal de descendre dans cet endroit. Surtout pour certains où c’est la première fois. Toujours de l’émotion pour la première fois… 🙂
La neige étant suffisante, il n’est pas nécessaire de redescendre à Chamonix par le train du Montenvers. Cela oblige à 150m de remontée, skis sur le sac dans le secteur de la Jorasse. Ce n’est pas un petit effort de plus qui inquiète le groupe de sportifs…
D’autant plus qu’à l’arrivée à Cham, dans l’attente du train du retour pour Argentière, nous nous hydratons de jus de houblon en face de la gare… 😉

Photos de la journée

Jeudi 15 mars :
8 participants : Fabienne, Juliette, Christian, Guillaume, Mathieu, Philippe, Sylvain et Stéph.
Contrairement à la veille, le temps est très moyen (couvert mais pas de pluie) donc je décide de faire une sortie rando dans le secteur de La Balme.
Nous prenons le train pour la Suisse. Nous descendons à Vallorcine et démarrage de la rando de l’autre côté de la gare pour prendre la piste jusqu’au départ du télésiège de Belle Place. De là, nous passons la frontière en suivant approximativement l’itinéraire du Tour du Mont Blanc. Vers la côte 2000, nous prenons la direction du col entre l’Arolette et le sommet de La Croix de Fer. On finit la montée au sommet de l’Arolette (2333m). Nous dépeautons pour descendre vers le télésiège de Belle Place. Nous le prenons pour pouvoir redescendre vers les chalets de Charamillon depuis la Tête de Balme pour casser la croûte à la salle hors sac. Après avoir mangé le pique-nique et bu le café, nous redescendons par la piste au Tour. Attente du bus et retour à Argentière. Une sortie rando sympa de 1100m de dénivelé positif.

Photos de la journée

Vendredi 16 mars :
6 participants : Juliette, Laurent, Mathieu, Yann et Stéph
Les prévisions météo de la veille nous annonçaient du beau temps dès le matin pour ensuite se dégrader dans l’après-midi. Je prévoyais donc une deuxième rando dans le bassin d’Argentière au Col du Tour Noir (3535m) sur le glacier des Améthystes. Au matin, le temps est couvert. Nous tentons quand même l’objectif. Nous prenons le téléphérique des Grands Montets mais la haut le temps est pire (vent, neige et en prime pas de visibilité). Je décide donc de renoncer car faire une rando glaciaire sans visibilité, cela impose encordement obligatoire à la montée et à la descente donc aucun intérêt. Il semblerait que la fenêtre météo est plus tardive que prévu. Changement de programme, on décide d’aller vers l’Aiguille du Midi car on aperçoit au loin vers l’Ouest le ciel bleu. Direction Chamonix à six, pour prendre le téléphérique. Nous arrivons vers 11h30 à la gare de la benne et là pas de monde comme le mercredi. Nous montons à midi vers l’Aiguille. Arrivés au sommet, le soleil prend le dessus sur les nuage. Afin de ne pas faire la même descente que le mercredi, je décide d’aller faire l’Envers du Plan. Descente un peu plus majestueuse car l’itinéraire passe à proximité de séracs. Il est donc recommandé d’être plus attentif. On attaque la descente avec peu de monde et en prime plus personne sur l’itinéraire choisi. Un régal !!! Nous nous arrêtons régulièrement pour prendre des photos. Nous terminons l’Envers du Plan par une pause au refuge du Requin. Nous avons même le privilège de voir décoller l’hélicoptère du PGHM depuis la DZ du refuge. Toujours spectaculaire…
Nous reprenons la descente pour rejoindre la classique vers la Salle à Manger. Le reste de la descente retour se fera comme le mercredi. Une journée pas très bien commencée mais qui sera au final : SUPER !!!

Photos de la journée

Stéph

Sortie Ski de randonnée du 18 février 2018

Sortie Ski de randonnée du 18 février 2018

Une sortie prévue sur deux jours et transformée en un à cause du mauvais temps le samedi.

On se retrouve donc cinq (Hubert, Laurent, Philippe, Patrice et Stéphane) à partir en Bigorre pour faire le pic du Midi le samedi en fin d’après-midi de Toulouse.

Direction le Val d’Arize le dimanche matin. Arrivés sur place, changement de programme à cause de l’absence de neige au départ. Peu motivés pour faire du portage au mois de février… Nous partons donc pour Payolle pour aller faire le pic sans nom (à côté du Coste Ouillère).

Départ sous un soleil radieux depuis le lac (1120m). Deux heures après le départ, le temps change. Nous arrivons au sommet (2560m). Nous ne tardons pas au sommet et descendons avec une visibilité assez faible dans une neige moyenne.

Au final, un secteur toujours sympa même si on aurait préféré un temps plus clément.

Stéphane

Photos de la sortie

Raid Ski de randonnée sur l’île d’Hokkaïdo (Japon) du 29 janvier au 8 février 2018

Raid Ski de randonnée sur l’île d’Hokkaïdo (Japon) du 29 janvier au 8 février 2018

Cette fois la destination lointaine est l’Asie et plus précisément l’île d’Hokkaïdo au Japon. Endroit du globe réputé pour sa peuf… J’organise donc le séjour en contactant un guide japonais dont les coordonnées m’avait été données par un couple de Montpellier rencontré lors du raid du printemps 2016 (refuge de La Femma). Je contacte au mois d’août dernier Yuji Emoto (guide parlant français) pour organiser notre séjour. Le groupe se compose de huit personnes : une fille (Juliette) et sept gars (Jacques, Régis, Gérald, Philippe, Yann, Olivier et moi).

Lundi 29 janvier :
Départ de Toulouse Blagnac à 10h40 pour les occitans afin de rejoindre les deux franciliens à Roissy pour les vols Paris-Osaka et Osaka-Sapporo (14h de vol au total). Premier problème et pas des moindres à notre sortie d’avion à Osaka : nos cinq housses à skis nous ont pas suivi. Première démarche auprès de charmantes hôtesses. Nous arrivons à Sapporo le 30 à 15h30 (combinaison des heures de vol et du décalage horaire de 8h).

Mardi 30 janvier :
Nous arrivons donc en milieu d’après-midi à Sapporo où notre guide nous accueille. Après récupération de nos bagages sans nos cinq housses à skis, on prend possession du véhicule de location avec volant à droite et conduite à gauche…
Yuji nous amène dans le premier hébergement du séjour (quartier Minami Ward à Sapporo) qui nous plonge de suite dans l’atmosphère japonaise avec les chambres et ensuite le repas sans oublier le onsen (bain de sources d’eau chaude). Tout le monde est ravi de ce plongeon.

Photos du jour

Mercredi 31 janvier :
Après une bonne nuit sur un futon traditionnel, nous découvrons le petit déjeuner tout aussi novateur pour nous.
Ensuite nous filons vers Niseko, dans la partie Sud de l’île pour louer des skis. Ce sera notre premier secteur pour skier. Grâce à Yuji, nous louons des skis de rando rapidement, ce qui nous permet de ne pas perdre la première journée. Chose qui ne serait certainement pas arrivée si nous n’avions pas eu de guide. Cette première journée se fait dans le secteur du Mt Niseko Annupuri (1308m) à proximité de notre hébergement (Goshiki Hôtel à Niseko) pour une mise en jambe dans la poudre tant attendue. Il neige et nous ne sommes pas déçus. Trois runs dans 70 cm avec 900m de dénivelé. Déroulé classique de la rando à skis à cette période sur Hokkaïdo, à savoir une succession de montées et de descentes. Après ce premier plaisir nous allons à notre gîte.
Là, nous découvrons un hébergement avec de bonnes chambres et un onsen extérieur déroutant à cause d’une corniche de neige surplombant le bain. Il vaut mieux qu’elle tienne sinon…aie, aie, aie…
Nous dînons comme la veille à la « japonaise ». Ce qui sera le cas tous les soirs de notre séjour.

Photos du jour

Jeudi 1er février :
Bonne nuit avec quand même pour tout le monde les contraintes du décalage horaire avec un réveil prolongé vers les 3-4h du mat pour ensuite se rendormir.
Après un petit déjeuner japonais, on part se faire une rando dans le secteur du gîte sous un soleil radieux en face du Mont Niseko Annupuri. La sortie comptera cinq montées et descentes entre 800m et 1100m pour un dénivelé positif de 1550m dans une excellente poudreuse.
De retour au gîte, on profite à nouveau de l’onsen pour se relaxer après un bel effort.
Le soir, on déguste à nouveau un bon repas.

Photos du jour

Vendredi 2 février :
Comme la journée s’annonce belle, Yuji a prévu de nous amener sur le volcan Yotei (1898m). Volcan non en activité, seulement endormi…
Nous ne serons pas les seuls à vouloir gravir ce volcan car il faut savoir qu’à cette période de l’année il est rare de pouvoir le faire. Nous nous accommodons donc du monde. L’ascension se passe bien, soleil et surtout pas de vent. On arrive au bord du volcan après 3h30 de montée, on n’est pas tout seul. Après une petite pause, on décide de faire une descente de 150 m pour accéder au cratère. Remise des peaux et remontée sur le bord du volcan. Tout le monde est ravi car être au bord d’un volcan même endormi, c’est quelque chose d’original.
 On est tellement bien qu’on passe deux heures au sommet.
On attaque la descente et on met environ une heure pour rejoindre les voitures. Au final, nous aurons fait 1750m positif (descente dans le cratère avec la remontée).
De retour au gîte, traditionnel onsen et repas. Il est vrai qu’à l’endroit où nous logeons, il n’y a pas trop de bar dans les environs pour aller boire une bière après le repas. Cela a un avantage, c’est que le coucher est tôt, même après une partie de « Polignac » (jeu de carte) pour certains.

Photos du jour

Samedi 3 février :
Ce jour, le temps est un peu couvert mais sans problème pour la rando. Autre paramètre, Yuji a prévu une sortie pas trop longue car nous allons changer de secteur. Basculer vers Furano, au Nord. Pour cela, il a réservé un gîte à Otaru en bord de mer, au Nord-Ouest de l’endroit où nous sommes actuellement.
Nous partons pour faire deux runs au sommet Chise Nupuri (1134m). Le départ se fait à 550m. Nous accédons au sommet 1h30m après. Du sommet, nous pouvons observer la mer. Cela nous rappelle les Alpes de Lyngen… 😉
La première descente se fait sur le versant opposé à notre montée. On remet les peaux pour remonter au sommet. On refait une descente sur le même versant car la poudre est bonne comme à son habitude. Après celle-ci on remet les peaux pour rentrer mais en passant côté Ouest du versant du Chise Nupuri. On rentre récupérer nos affaires et direction Otaru.
Sur le chemin vers Otaru, Yuji nous propose de nous arrêter à la distillerie du fameux Whisky Nikka. Ce que nous acceptons volontiers. 😉 Tout le monde déguste, sauf les deux conducteurs, Yuji et moi. Il faut savoir qu’au Japon, le taux d’alcoolémie acceptable est de 0 !!! Donc pas de droit à l’erreur… Je m’en tiendrai au jus de pomme, couleur proche du whisky… 🙂 Après ce petit plaisir d’hydratation, nous reprenons la route pour notre gîte.
Nous arrivons en début de soirée. Nous sommes comme en refuge, regroupés dans une même pièce pour dormir. C’est super, mais la suprême surprise vient au moment du repas car nous allons vraiment déguster un repas « gargantuesque » de produits de la mer. Tout le monde est enchanté.

Photos du jour

Dimanche 4 février :
Le lendemain matin, nous prenons un petit déjeuner garni de produit de la mer. Encore une originalité gastronomique pour nous bien-sûr.
Nous ne tardons pas trop car nous avons environ trois heures de route pour arriver au gîte Kamihoroso dans le secteur de Kamifurano.
Les affaires déposées dans nos chambres, nous partons pour aller faire une sortie à proximité du gîte en direction du Mont Sandanyama (1720m) non loin du Mont Tokachi (2077m), volcan en activité. Les conditions n’étant pas top (mauvais temps avec du vent et une neige dure), nous décidons avec Yuji de renoncer au sommet. De l’endroit où nous dépeautons, nous pouvons observer les fumées jaunâtres (dioxyde de souffre) du Mont Tokachi. Le dénivelé de la sortie sera court car il fera seulement 405m, le moins long du séjour. Une journée de repos en fait…
De retour au gîte, nous ne nous privons pas du bain traditionnel, dans un bassin extérieur avec une superbe vue sur la vallée de Furano.
Le repas du soir de ce gîte sera de la même vaine que ceux fait les jours précédents, très bien et bon.
Le coucher est aussi tôt que les autres car nous sommes tout autant isolés que dans le secteur du gîte de Goshiki. Donc « Polignac » de rigueur et dodo…

Photos du jour

Lundi 5 février :
Ce matin, le temps est nettement meilleur que la veille. Soleil au rendez-vous. La journée commence comme à son habitude par le petit déjeuner. Seule différence avec les précédents, c’est qu’il est mixte. Traditionnel bien-sûr mais il est possible de garnir le plateau de spécialités plus occidentales (pancakes, jambon…). On doit l’avouer, la plupart d’entre nous mixons le plateau… Cette offre est certainement due au fait que ce gîte reçoit de la clientèle européenne et nord-américaine.
Yuji fait le choix de rester aux alentours du gîte sans pour autant viser un haut sommet car les conditions ne s’y prêtent pas (neige soufflée en altitude).
On part de la côte 990m pour monter à 1380m. Là, on dépeaute pour faire la première descente jusqu’à 840m. Ensuite, remontée jusqu’à 1360m avec une légère descente/montée de 150m. A la côte 1360m, on enlève les peaux pour faire la dernière descente vers les voitures. Au final, nous aurons fait une bonne journée à 1060m de dénivelé dans un endroit boisé.
De retour, Yuji nous propose de découvrir un onsen naturel à quelques kilomètres de notre hébergement. Nous acceptons bien-sûr. Nous partons donc en kimono recouvert d’une doudoune et d’un bonnet sur la tête. L’ambiance de cet onsen est fabuleuse car nous sommes en pleine nature entourés de neige avec une petite bière pour nous réhydrater de la rando. 😉
En résumé, une super journée avec un bon dîner comme d’habitude et la partie de Polignac pour certains.

Photos du jour

Mardi 6 février :
Comme les conditions de neige du secteur où on est ne sont pas excellentes, Yuji décide qu’on aille voir ailleurs pour la journée, à 1h30mn de voiture environ. Nous prenons donc la route en direction de Minamifurano.
En arrivant, il neige. De bon augure pour faire de la peuf…
Nous attaquons la montée à 460m d’altitude pour atteindre la côte 1050m. Là, on dépeaute pour faire la première descente dans une peuf excellente sur 380m. Tout le monde a la banane. Cela nous donne envie de refaire un run. Au final, nous en ferons trois de plus. Ce qui fera en tout 1650m de dénivelé, une excellente journée même si le soleil n’est pas présent.
Ce mardi soir est notre dernière soirée traditionnelle nippone, nous profitons donc de notre dernier bain et du dernier repas. 🙂

Photos du jour

Mercredi 7 février :
Comme j’avais prévu, cette dernière journée ne sera pas seulement consacrée au retour vers l’aéroport. Comme notre vol est à 20h, il est possible de se faire une petite journée de ski. Comme nous avions bien apprécié le secteur de la veille et que comble du hasard il se trouve sur notre trajet retour. Nous convenons avec Yuji d’aller se faire un dernier run là-bas. Nous arrivons donc véhicules chargés sur le même parking avec aucune voiture contrairement à la veille alors que cette journée est ensoleillée. Même si nous faisons le même itinéraire, cela ne nous gêne pas car nous savons que nous allons nous régaler. Les traces de la veilles sont effacées… Comme il n’est pas trop envisageable de rater l’avion, nous nous contentons de faire seulement 630m. Cela nous suffira pour profiter une dernière fois de cette super neige jusqu’à la prochaine fois… 😉
De retour aux voitures, nous prenons la direction de l’aéroport de Chitose. Comme il nous reste du temps, Yuji nous amène pour un dernier déjeuner dans un restaurant de sushis.
Après cela, il est temps de nous rendre à l’aéroport pour rendre la voiture de location et préparer notre vol retour.
Nous déchargeons le véhicule de Yuji et nous lui disons au revoir avec une certaine émotion tellement ce séjour s’est bien passé.
Nous nous envolons de Chitose sous la neige, encore un clin d’œil à cette endroit fabuleux de poudre…

Photos du jour

Conclusion :
Je peux dire que ce séjour s’est très bien passé pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, le programme réalisé par notre guide était très bien préparé, très professionnel. Il nous a fait découvrir une petite partie de son pays de la meilleure des façons au travers du choix des lieux traversés ainsi que des hébergements pour les traditions d’accueil, culinaires et vestimentaires. Tout le monde était ravi de découvrir cela.
Autre raison, c’est l’ambiance et l’état d’esprit de tous les participants, guide compris. Toujours dans la joie et la bonne humeur.
Et pour finir, la météo. Nous n’avons eu que trois jours de mauvais temps, ce qui nous a pas empêché de sortir. Avantage de skier dans des endroits boisés en basse altitude.
Même si nous ne sommes pas restés très longtemps et vu peu de chose à l’échelle du Japon, je dirai que ce pays est lointain mais il vaut vraiment la peine d’être découvert.

Toutes les photos du séjour sont consultables : ICI

Stéphane